À l’occasion de la conférence de presse programmée ce jeudi à la préfecture des Vosges, plusieurs questions ont été soulevées concernant le cas des PFAS. Pour Blaise Gourtay, le « manque de recul sur ces substances diverses et nombreuses » ne permet pas de prendre de nouvelles décisions dans l’immédiat. Le préfet des Vosges souhaite apaiser tout en ne négligeant pas l’importance de la situation.
En effet, comme l’a déclaré Blaise Gourtay, une vingtaine de PFAS ont localement été clairement identifiés (sur un millier), mais « leurs effets ne sont pas encore complètement connus ni mesurables afin de pouvoir définir des seuils ». Par ailleurs, comme l’a indiqué M. le préfet, l’ARS a réalisé de gros travaux sur la question en 2025 afin de mesurer la concentration des PFAS dans l’eau potable, incitant ainsi à limiter la consommation d’eau potable sur les communes de Tendon et des Arrentès-de-Corcieux. À Tendon, un système de filtrage a été depuis mis en place et semble fonctionner.
Par ailleurs, l’un des objectifs est désormais d’identifier les origines des rejets. Des tests ont été et sont encore réalisés sur les rejets des stations des usines via leurs boues d’épandage. « Le travail avec les industriels avance bien », confirme le préfet des Vosges. Ce travail a pu aboutir à des boues allégées et à une interruption temporaire de l’épandage avec un stockage des boues anciennes, plus chargées en PFAS. « Il faut désormais trouver des solutions pour le traitement de ces boues et travailler sur le flux des boues industrielles. » Certaines entreprises sont à 2 ou 3 mois de stockage et ont quasiment atteint leurs limites, d’où la nécessité de vite trouver une solution, et par la suite de s’engager dans la mesure des stations d’épuration urbaines… En attendant d’identifier clairement les causes, origines et effets, pas vraiment de principe de précaution comme le regrettent certains collectifs citoyens.



