Pub
Pub
Pub
S'abonner à la newsletter
Pub
Pub
Pub

mardi 31 mars

Grand Est : un air plus pollué, des risques toujours bien présents

0 commentaire

0

Écouter cet article

illustration

En 2025, la qualité de l’air s’est légèrement détériorée dans le Grand Est, d’après le dernier rapport publié par Atmo Grand Est. L’indice global a été jugé « bon » ou « moyen » durant 79 % de l’année, contre 80 % en 2024. Une évolution modeste en apparence, mais qui inquiète les spécialistes, notamment en raison de ses conséquences sur la santé publique : près de 3 900 décès pourraient être évités chaque année si les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé étaient respectés.

Cette dégradation s’explique en grande partie par des conditions météorologiques défavorables. L’hiver a favorisé la stagnation des polluants dans l’atmosphère, tandis que l’été a été marqué par plusieurs épisodes de fortes chaleurs, propices à la formation de particules nocives.

Malgré ce recul ponctuel, la tendance sur le long terme reste encourageante. Depuis une décennie, la qualité de l’air s’améliore progressivement grâce à diverses mesures : renouvellement des véhicules, évolution des comportements et efforts en matière de ventilation des habitations.

Les experts insistent d’ailleurs sur un point souvent négligé : l’air intérieur. Il serait entre sept et dix fois plus pollué que l’air extérieur. Une situation préoccupante alors que la majorité du temps est passée en intérieur. Une ventilation efficace, une limitation de la surchauffe et des équipements de chauffage adaptés sont essentiels pour améliorer cet environnement invisible mais crucial.

Par ailleurs, une nouvelle initiative voit le jour à l’échelle nationale. Atmo France propose désormais une carte interactive permettant de visualiser la présence de pesticides dans l’air. Cet outil, accessible au public comme aux professionnels, offre des données inédites sur les substances inhalées. Il ne s’agit pas d’une évaluation des risques sanitaires, mais d’un indicateur environnemental destiné à mieux comprendre la dispersion des produits phytosanitaires.

Les premières observations révèlent la présence de plusieurs pesticides dans l’atmosphère, y compris certains interdits depuis longtemps, comme le lindane. Ces résultats doivent avant tout servir de base de travail pour les chercheurs et les acteurs du secteur, afin d’améliorer les connaissances et orienter les actions futures.

0 commentaire

Laisser un commentaire