Alors que la première saison en Saforelle Power 6 des Louves est loin d’être idyllique, malgré un maintien sportif, et alors que le championnat se conclura demain samedi avec la réception du leader Mulhouse, les joueuses de Saint-Dié-des-Vosges dénoncent, dans un communiqué transmis au syndicat ProSmash que nous avons pu consulter, les insultes à caractère sexuel de leur entraîneur.
Des insultes à caractère sexuel dénoncées
« Après les différentes affaires que le volley-ball féminin a déjà connues et la multiplication de situations que peuvent encore rencontrer les sportives dans leur activité, qui pourrait croire que les comportements d’un autre âge ont cessé ? Ils sont pourtant sus. Mais tus ! » peut-on lire dans l’introduction du communiqué, qui détaille quelques-unes des insultes à caractère sexuel qui auraient été proférées aux joueuses déodatiennes : « Parle, ta bouche ne te sert pas qu’à sucer », des termes comme « connasse(s) » et « pute(s) », « et d’autres propos à caractère sexuel ».
Des propos explicitement précisés dans le communiqué, « sans avoir la volonté de choquer », mais pour « rendre compte d’une insoutenable réalité et de comportements indicibles ». Des propos « qui ne peuvent plus être tolérés et doivent être non seulement proscrits, mais dénoncés et condamnés pour que la honte change de camp. »
« Il est ainsi encore quelques entraîneurs qui continuent d’utiliser des méthodes vexatoires, sexistes et dangereuses. Le coach de Saint-Dié fait partie de cette caste que nous combattons. […] Nous refusons désormais de rester silencieuses. En tant que sportives, nous nous engageons à dire la vérité face au pouvoir. Nous ne serons plus complices d’une culture du silence qui a permis tous les abus ! […] Les abus qui touchent les joueuses de la LNV ne doivent plus être ignorés. »
Des exigences adressées aux instances
En conclusion de leur communiqué, les joueuses déodatiennes exigent « Que la Fédération ouvre immédiatement une enquête indépendante sur les accusations révélées aujourd’hui » ; « Que toute personne ayant été signalée pour des faits de harcèlement soit suspendue à titre conservatoire immédiatement pendant l’enquête » ; « Que les joueuses aient accès à des mécanismes confidentiels de signalement et à un soutien psychologique » ; « Que la ligue s’engage à mener des réformes structurelles, plaçant la sécurité et la responsabilité au centre du fonctionnement de la ligue, avec l’accompagnement de ProSmash ».
Le soutien du syndicat ProSmash
Le syndicat ProSmash exprime pour sa part son soutien aux joueuses de Saint-Dié-des-Vosges, « ainsi qu’à toutes celles qui ont témoigné, qu’elles soient identifiées ou non. Les mots ne suffisent pas à exprimer notre colère, notre douleur, notre tristesse ».




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