Vendredi soir, Yvan Ertzbischoff avait convié familles et amis ainsi que la grande famille des sapeurs-pompiers à participer à une belle cérémonie marquant son départ à la retraite. La salle polyvalente de Xonrupt-Longemer était bien remplie pour cette belle fête conviviale et fraternelle, nouvelle preuve du capital sympathie et du crédit dont bénéficiait (et bénéficie toujours !) le jeune retraité pendant ses années de service.
Pour l’occasion, le colonel Fabrice Pape, directeur des sapeurs-pompiers vosgiens, ainsi que Dominique Pedduzzi, président du SDIS, avaient fait le déplacement afin d’honorer l’ancien chef des pompiers de Gérardmer et sa carrière un peu atypique. Un parcours sur lequel il s’était déjà attardé lors du passage de flambeau avec son successeur Francis Hans à la caserne gérômoise. Originaire du Doubs, rappelons qu’Yvan Etzbischoff avait travaillé dans la production de munster fermier à son arrivée dans les Vosges avant d’intégrer la MFR de Saulxures-sur-Moselotte. Un lieu où il a laissé un souvenir impérissable et où il a beaucoup appris, selon ses propres dires. C’est en 1986 qu’il a débuté sa carrière de sapeur-pompier, à Saulxures toujours, sa caserne de cœur où tout a commencé. On notera qu’il passera notamment 12 années à la formation et qu’il officiera pendant quelques années au CIS de Remiremont, époque à laquelle il fut d’ailleurs élu à Saint-Étienne Et c’est en 2017 qu’il est arrivé à Gérardmer, où il a fait un passage « remarqué et apprécié » et où il fera la connaissance de sa future femme, Clara.
Dur mais juste, il est toujours resté attaché au « cadre » et n’a jamais perdu sa « volonté inlassable de trouver des solutions et de construire », rappelle Dominique Pedduzzi. Quant au principal intéressé, c’est sans hésiter qu’il a déclaré une dernière fois sa flamme à la profession, avouant s’être levé tous les matins avec envie, joie et passion d’exercer ce travail : « Je n’ai jamais douté, c’est que du bonheur et je sais que j’ai beaucoup de chance. » Et c’est aussi pour cela qu’il a tenu à remercier toutes celles et tous ceux qui ont compté pour lui et qui ont contribué à le faire avancer, à grandir et à vivre cette belle carrière qui l’a amené à finir en tant que chef de groupement, chose qu’il n’aurait jamais imaginé.
Yvan Ertzbischoff a enfin tenu à adresser un message aux sapeurs encore en activité : « Le cadre manque à cette société. (…) Ne lâchons rien, toujours dans le respect et dans la bienveillance. la compréhension et l’écoute. C’est aussi pour ça que les jeunes viennent chez nous. (…) Il faut conserver nos fondations même si ça change, même si ça évolue. Et souvenez-vous, le positif attire le positif ! » À bon entendeur, et bon vent à lui qui a tant donné pour les sapeurs-pompiers, 40 années d’une vie, ce n’est pas rien !








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