Mercredi 12 novembre 2025, 68 organisations de protection de la nature actives dans toute la région Grand Est ont adressé un courrier commun aux dix préfets de la grande région ainsi qu’au ministère de la Transition écologique. Réunies au sein du Collectif Renard Grand Est, elles demandent que le renard roux et plusieurs petits prédateurs autochtones ne figurent plus dans la liste des ESOD (Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts).
Mettre fin à un classement jugé dépassé
Longtemps qualifiées de « nuisibles », des espèces comme la fouine, le ragondin, l’étourneau ou le renard roux sont aujourd’hui rassemblées sous la catégorie ESOD. Si le terme évolue, le statut reste inchangé : ces espèces peuvent être détruites ou piégées tout au long de l’année, au nom de la santé et de la sécurité publiques.
Or, ce classement est actuellement en cours de réévaluation dans chaque département, au sein de commissions paritaires chargées d’établir la nouvelle liste triennale qui fera l’objet d’un arrêté ministériel. Une étape décisive pour les associations, qui dénoncent un mécanisme figé depuis 1988 pour le renard.
Un appel fondé sur des données scientifiques récentes
Dans leur lettre, les 68 organisations rappellent que plusieurs travaux scientifiques financés par l’État, les régions et diverses agences publiques démontrent l’absence d’efficacité des campagnes de destruction du renard roux pour prévenir les dommages supposés.
Elles citent notamment une expertise de l’ANSES publiée en 2023, selon laquelle aucune action spécifique visant à réduire ou réguler les populations de renards n’est scientifiquement justifiée. L’agence recommande même de ne pas chercher à faire varier artificiellement la présence de Vulpes vulpes sur le territoire national.
Le collectif souligne que ces conclusions, issues de recherches menées par des équipes françaises reconnues, devraient impérativement guider les décisions publiques.
Dix ans de mobilisation continue
Depuis plus d’une décennie, le Collectif Renard Grand Est se mobilise pour faire sortir le renard de la liste des espèces classées nuisibles, estimant que cette politique entretient une vision obsolète du rôle écologique de ce petit carnivore.
Les associations rappellent que le renard participe activement à la régulation naturelle de nombreuses espèces et contribue à l’équilibre des milieux, notamment en limitant la prolifération de petits rongeurs.
Une demande claire : s’appuyer sur la science pour établir la nouvelle liste ESOD
À l’heure où les préfets travaillent à la mise à jour des listes départementales, les organisations demandent une prise en compte rigoureuse des connaissances actuelles et une sortie du renard — ainsi que des autres petits prédateurs autochtones — de la future liste triennale.
Pour elles, cette évolution serait cohérente avec les engagements nationaux en matière de biodiversité et répondrait à un impératif de gestion fondée sur des données objectives plutôt que sur des perceptions héritées du passé.



8 commentaires
Raymond FRAPPART
Je ne connais qu’une seule espèce hautement nuisible, nocive, c’est un bipède, où l’espèce pullulent à plus de 10 milliards, qui détruit tout, même lui même :l’humain
Petit
Sauf que les animaux c est pareil
Il détruise leur biotope et rompe l équilibre
L homme et le seul à pouvoir géré un écosystème
Encore faut il qu’il le fasse !
Nanou
Surtout si c est un ecolo
Fouillot
Bravo pour l’interpellation des préfets. Mon mari a la maladie de lime à cause de la destruction des renards jugés nocifs alors u’ils se nourrissent des rongeurs.
Je voudrais m’associer à votre démarche. Continuez
Inari-FoX
Et si on remplaçait les pesticides par des renards ?
Ça serait Bio, non ? Le renard est un animal qui n’attaque pas l’homme, qui reste discret, et qui protège les cultures contre les rongeurs.
Je m’associerais avec plaisir à cette démarche.
Coulon
Si tous ces gens qui prennent les décisions vivaient en campagne ils sauraient l’utilité des renards. Messieurs remettez vous en cause, de grâce
Jeamot Sylvie
L homme à détruit l écosystème et souvent ne le comprend pas
Merci pour les renards utiles partie intégrante de l écosystème.
Soutien à cette démarche
La lpo va dans le même sens
Le bon sens
Compin
La seule espèce nuisible sur cette planète c’est l’être humain et non les animaux. L’homme tout ce qu il touche est détruit.