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mardi 27 janvier

Parking dit « du Match » – le nouvel acquéreur s’exprime

Communiqué

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Réflexion sur le stationnement et projet privé à Gérardmer

« À la suite de nombreuses réactions concernant mon acquisition récente de l’ancien parking Match, destiné à devenir le parking du Centre ou éventuellement à accueillir un autre projet, je souhaite apporter plusieurs éléments afin de clarifier la situation.

Le débat public est légitime. En revanche, les approximations, procès d’intention et commentaires excessifs n’aident ni à comprendre les enjeux, ni à faire avancer la réflexion collective.

Concernant les remarques relatives à une éventuelle préemption par la commune, il convient de rappeler un principe simple. Quelle que soit la municipalité en place aujourd’hui ou celle qui pourrait lui succéder, une collectivité ne peut acquérir un bien que si elle dispose des moyens financiers nécessaires, d’un projet clairement défini et d’un intérêt public avéré.
Force est de constater que ces conditions ne semblent pas réunies à ce jour. Si tel avait été le cas, la question aurait évidemment pu se poser autrement.

Il est également important de souligner que la commune est déjà propriétaire de nombreux biens fonciers, dont certains peinent à être pleinement valorisés ou utilisés à leur juste mesure. Dans ce contexte, la priorité ne devrait pas être d’acquérir toujours davantage, mais plutôt de mieux gérer, réhabiliter et optimiser l’existant.

Imaginer de nouvelles acquisitions, parfois au prix d’emprunts supplémentaires, même lorsqu’ils peuvent paraître techniquement avantageux, pose une question de cohérence. Dans quel objectif et pour quels usages concrets, lorsque des situations non résolues subsistent déjà ailleurs.

Cette réflexion m’amène naturellement à aborder le sujet du stationnement payant et des horodateurs. Il est regrettable que ce sujet n’ait pas été traité il y a de nombreuses années, peut-être dès le début du mandat municipal actuel, tant il répond à une nécessité économique réelle pour les finances de la commune, aujourd’hui clairement sous tension.

Dans toutes les villes équipées de dispositifs de stationnement payant, des aménagements spécifiques existent pour les résidents, les commerçants et les usagers locaux. L’enjeu est avant tout d’en débattre et de trouver des accords raisonnables et équilibrés, acceptables pour chacun. Gérardmer n’échappe pas à cette réalité. Une contribution, même symbolique, peut constituer un levier pertinent, à condition qu’elle s’accompagne de clarté, de transparence et de lisibilité dans les projets.

Le système actuel des zones bleues, principalement fondé sur la verbalisation, ne me semble ni très efficace ni très équitable. Il paraît plus cohérent que de nombreux usagers contribuent modestement via un horodateur plutôt que de reposer sur la sanction de quelques automobilistes, dont seule une part limitée des amendes revient réellement aux finances communales, sans compter le mécontentement généré.

Lorsque l’on se stationne aux abords du lac, il serait par exemple légitime qu’une partie des recettes issues des horodateurs contribue directement à des aménagements visibles et utiles. Sécurisation et embellissement du tour du lac, amélioration des cheminements piétons et cyclables, réduction des nuisances liées à la circulation, protection des familles et des enfants dans un environnement aujourd’hui insuffisamment sécurisé. C’est une réalité que de nombreux Gérômois constatent au quotidien.

De la même manière, il serait compréhensible qu’une part des recettes du stationnement participe à des besoins très concrets de la commune. Entretien des voiries, rénovation de routes souvent dégradées, déneigement. Bien entendu, quelques horodateurs ne permettront pas de tout financer, mais ils peuvent s’inscrire dans un raisonnement global et progressif plutôt que dans un rejet systématique.

Pour revenir au sujet initial, mon terrain est aujourd’hui une propriété privée, acquise dans les règles, comme elle l’était auparavant. D’autres acteurs locaux s’y sont intéressés sans aller au bout de leurs démarches. Toute acquisition de ce type répond nécessairement à une logique de projet et de viabilité économique, et non à des considérations symboliques.

Enfin, je reste convaincu que Gérardmer ne pourra progresser durablement que par l’action responsable, réaliste et collective, plutôt que par la polémique permanente. Cette dernière a trop souvent contribué à une situation aujourd’hui fragilisée, conséquence de choix discutables et d’un manque de continuité.

La critique est toujours plus facile lorsque l’on n’est pas aux manœuvres. Décider, gérer et agir dans un cadre contraint n’est jamais simple, mais rien n’empêche d’avancer collectivement plutôt que de rester dans le négatif permanent.

Je reste bien entendu disponible et à l’écoute pour répondre aux questions concernant ce terrain ».

Fabrice Defranoux

fabrice defranoux

parking du Match