
« Les camps de réfugiés palestiniens, plus de 75 ans d’histoire », une exposition photographique à découvrir en accès libre, à la MCL jusqu’au 3 avril.
Vendredi 27 mars 2026 s’est ouverte l’exposition « Les camps palestiniens, 75 ans d’histoire » à la MCL (Maison de la culture et des loisirs) de Gérardmer. Un rendez-vous culturel, à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité Lorraine (AFPS) et de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) pour se documenter sur la condition humaine de plus de 750 000 Palestiniens réfugiés.
Dans la salle aux photos légendées, l’ambiance est plutôt solennelle, silencieuse. « La coexistence pacifique entre Israël et la Palestine, c’est mon souhait le plus cher » clame une visiteuse qui insiste pour rester anonyme sur son opinion. Non loin, un monsieur retraité : « Ce qui m’écœure, c’est qu’un peuple ayant vécu le génocide soit capable aujourd’hui d’être à son tour génocidaire ». L’homme est scandalisé par ce qui se passe à Gaza et préfère-lui aussi, taire son identité ; comme si la situation était taboue et que se prononcer à son sujet faisait craindre.
Réalités exposées
Entre images de femmes qui élèvent seules leurs enfants, car veuves de maris tués dans la guerre civile, et photos de petit garçon se tenant à une barrière pour se protéger des rats, le constat est glaçant : « Ça fait réfléchir sur la race humaine » ajoute un autre visiteur. Interroger et faire connaître, c’est le cœur du propos de cette exposition « Moi, Gaza, j’en entendais parler sans vraiment savoir ce qui s’y passait jusqu’à ce que je visualise un documentaire et compris ce qu’il s’y passait vraiment. Ça a tout changé » confit Roland Goujard, président de LDH, section Gérardmer. Il ajoute : « Quand on sait, on ne peut plus s’en désintéresser. »

Au fond, sur le mur, en photos, un petit garçon qui se tient à une barrière servant de protection aux rats. Les conditions de vie des Palestiniens sont alarmantes, troublantes, effarantes.
Problème de nombre
Autour des tables, ce vendredi 27 mars, ça soulève des dysfonctionnements de l’aide humanitaire. « Il y a un vrai problème de recensement sur le nombre exact de réfugiés ; les enfants de parents de réfugiés ne sont par exemple pas comptabilisés » exprime Laurence Goujard, aussi adhérente à la LDH.
Malgré le peu de visiteurs pour ce premier jour d’exposition, « on voit toujours les mêmes, ils sont où les Géromois ? » regrette les organisateurs ; l’intérêt de ceux qui ont répondu présents est palpable. Qui sait si vous lecteurs, par simple hasard en vous rendant à l’un des ateliers proposées à la MCL ou par vraie curiosité, vous serez vous aussi interpellez par ce qui s’y affiche jusqu’au 3 avril, en accès libre ? À bon entendeur.
A noter, la présence de René Bourquin adjoint à la culture;




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