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mardi 14 avril

Haies dans les Vosges : le bras de fer entre écologistes et préfecture tourne court

Un arrêté préfectoral retoqué pour protéger la faune

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Dans les Vosges, la protection des oiseaux vient de connaître un tournant important après une décision de justice qui remet en cause un arrêté préfectoral controversé.

Le 31 mars 2026, le Tribunal administratif de Nancy a suspendu un arrêté pris quelques semaines plus tôt par la préfecture des Vosges. Ce texte autorisait, à titre exceptionnel, la taille et la destruction des haies jusqu’au 15 avril, soit un mois au-delà de la période habituellement permise.

À l’origine de cette décision judiciaire, l’association Oiseaux Nature 88, qui avait saisi le tribunal pour contester cette dérogation. Elle estimait que cette prolongation menaçait directement la période de nidification, un moment crucial pour la reproduction des oiseaux.

En temps normal, un arrêté en vigueur depuis mars 2025 interdit toute intervention sur les haies entre le 16 mars et le 15 août, précisément pour préserver la faune. Mais en 2026, les autorités avaient choisi d’assouplir cette règle, invoquant des conditions météorologiques défavorables. Les représentants du monde agricole expliquaient en effet que les fortes pluies hivernales avaient empêché l’entretien des haies durant la période autorisée.

Cet argument n’a pas suffi à convaincre la justice. Les juges ont notamment pointé un défaut de procédure : le préfet n’aurait pas consulté plusieurs instances pourtant obligatoires, comme le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, la chambre d’agriculture ou encore l’Office national des forêts. Ce manque de concertation a pesé lourd dans la décision de suspendre l’arrêté.

Le tribunal a également reconnu l’urgence de la situation, soulignant que la mesure concernait l’ensemble des haies du département, sur une période particulièrement sensible pour la biodiversité. Selon les magistrats, cette dérogation risquait de porter une atteinte grave et immédiate aux espèces en reproduction.

Pour l’association à l’origine du recours, cette décision représente une victoire importante. Elle rappelle que certaines pratiques, comme l’utilisation de broyeurs mécaniques, peuvent avoir des conséquences destructrices pour les écosystèmes, en perturbant brutalement la faune et la flore.

Ce jugement constitue ainsi un rappel à l’ordre pour les autorités locales : même face à des contraintes économiques ou climatiques, les règles de protection de l’environnement doivent être respectées, tant sur le fond que dans leur élaboration.

1 commentaire

  • Avatar du commentaire numéro 28744

    UN VIEUX

    LE ECOLOS toujours prészent pour en- les gens.

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