Le maire de Gérardmer et plusieurs conseillers étaient présents ce matin sur le marché de Gérardmer dans le cadre de la toute première permanence qui sera désormais assurée tous les premiers jeudis du mois. Une initiative qui a été plutôt bien reçue et un essai qui ne demande qu’à être transformé.
En effet, comme l’avait annoncé Thomas Gion, c’est dans cet esprit de démocratie participative que ces permanences sur le marché de Gérardmer ont été mises en place afin de permettre aux Gérômois(es) d’échanger plus directement avec les élus, de poser leurs questions, de faire des suggestions, des propositions, d’exposer des projets ou encore de faire part de leurs doléances, le tout dans un cadre moins rigide et plus direct. « C’est important d’avoir des retours de terrains, que ce soit pour des projets structurants comme pour des problématiques du quotidien » déclare le premier magistrat.
Les visiteurs se sont donc succédé pour évoquer plusieurs sujets et poser leurs questions. Ainsi, pour lever les craintes de certains, il est important de préciser que la rue piétonne ne sera pas en place toute l’année et que ce n’est pas prévu. Ceci étant, l’équipe municipale envisage de consulter les riverains pour ajuster le tir et mène une réflexion sur le sujet et sur la manière de sécuriser l’accès, notamment au niveau de la rue François Mitterrand. Suite à la demande d’un usager, des places vont être matérialisées devant le gymnase Kléber afin de faciliter l’accès aux animateurs et éducateurs sportifs qui l’utilisent. Une réflexion est engagée sur l’éclairage public de manière générale et sur la signalisation dans certains secteurs de la ville. La communication sur la navette urbaine et son accès au plus grand nombre ont également été évoqués, tout comme l’avenir de la ferme de Grouvelin (vers une ferme pédagogique ?), sans oublier l’aire de jeux de l’école des Bas-Rupts qui a besoin d’une intervention rapide pour continuer à être pratiquée par les minots.
Beaucoup de sujets/thèmes évoqués en seulement une demi-heure, cela laisse présager du bilan à la fin de la matinée. A noter que le maire et les élus remplissent une petite fiche de prise de contact (adresse mail ou téléphone) afin de faire un retour aux personnes concernées sur le suivi du « dossier » ou apporter par la suite une réponse plus détaillée à une question. Bref, la formule semble pertinente et les Gérômois(es) attendront sans doute que ces échanges se concrétisent par des actes et des réponses concrètes. L’essai ne demande plus qu’à être transformé, mais le galop d’essai est déjà concluant sur le principe d’échanges directs entre citoyens et édiles.







6 commentaires
Vervisch Xavier
Tout ce qui va dans une démarche citoyenne participative est positif.
Valentin Claude
Tout à fait d’accord.
Haltata
Comme dit dans le commentaire précédent, tout ce qui va dans une démarche citoyenne est positif.
Sauf que… Il y a un biais énorme dont on n’est jamais sûr qu’il soit pris en compte.
Imaginons que pour 97 personnes un état de fait soit pertinent : par exemple l’extinction des éclairages à partir de X heure du soir.
3 personnes se rendent à la consultation « citoyenne » et font valoir que cet état de fait est négatif pour elles ou pour d’autres en vertus d’arguments qui, eux aussi, peuvent s’avérer pertinents.
La mairie décide alors de mettre fin à cet état de fait.
Fallait-il que les 97% restant se rendent en masse à la consultation pour faire valoir leur point de vue ?
Il y a donc 3% qui, parce qu’ils ont eu la parole et pas les autres, ont finalement eu gain de cause.
En démocratie participative, la parole effective pèse souvent davantage que l’opinion supposée de la majorité silencieuse.
Ceux qui participent influencent la décision ; ceux qui ne participent pas laissent implicitement le champ libre aux autres voix. Un dispositif “ouvert à tous” n’implique pas une participation réellement équilibrée.
« Ils n’ont qu’à s’exprimer » : c’est souvent l’argument retourné dans une telle situation. Sauf que c’est à la puissance gouvernante, justement, de mesurer combien une faible participation au regard du nombre de citoyens doit conduire à la prudence avant de conclure qu’un changement est largement souhaité.
Et mon expérience en matière de démocratie participative tend justement à voir le contraire se produire, dans une recherche d’approbation politique : ceux qui se mobilisent ont plus souvent le statut de leader d’opinion, donc on mènera des mesures au besoin régressives pourvu qu’on contente ces citoyens-là plutôt que les autres.
Bingo.
Ce qui est proposé aux élus par certains citoyens ne sont que des suggestions. L’équipe municipale reste maîtresse des décisions.
Valentin Claude
aie aie aie !!!
Le Géromois moyen est un pinailleur de base.
Valentin Claude
BOF!! l’argumentation est assez étrange, du genre « critiquer pour critiquer » et pour exister. Bof !