Ce lundi 6 juillet a sonné le départ des festivités estivales au bord du lac de Gérardmer avec le premier apéro électro de la saison. A cette occasion, l’association Acara, qui a pour mission d’enrichir l’offre culturelle et événementielle locale, s’est associée avec le conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Lorraine pour organiser un chantier participatif aux abords du lac.
Cette première édition portait sur les espèces exotiques envahissantes et particulièrement sur la Balsamine de l’Himalaya qui, comme son nom l’indique, vient d’Asie. Initialement importée pour ses qualités ornementales, elle prend aujourd’hui la place des essences locales et perturbe l’équilibre de la flore endémique. Cette plante bénéficie d’un statut réglementaire : elle ne peut plus être importée ou cultivée, elle peut être déplacée uniquement dans le but d’être détruire.
Une quinzaine de bénévoles ont répondu présents à l’appel. Une fois formés par Camille Gunder, animatrice du réseau EEE (Espèces Exotiques Envahissantes) en Grand Est, ils ont bravé les orties et les ronces pour arracher cette plante aussi jolie qu’invasive. Une fois retirés du sol, les plants ont été suspendus dans les arbres ou sur des fougères afin de les faire sécher et éviter ainsi la dissémination des graines. “C’est la 3ème année que ce chantier est organisé et nous voyons déjà la différence, la Balsamine de l’Himalaya recule tandis que des plantes locales, comme la Reine-des-Prés, regagnent du terrain” nous confirment Camille Gunder et Louis Hermon du CEN Lorraine, antenne Vosges.
Le site où s’est déroulé le chantier d’arrachage, Ramberchamp, a été identifié par l’équipe scientifique du conservatoire d’espaces naturels comme représentant un enjeu important en matière d’espèces exotiques envahissantes. On peut aussi y trouver la Spirée, beaucoup plus compliquée à arracher et donc à contenir. Ce chantier fait partie d’un plan d’actions plus large visant la surveillance et la gestion des espèces exotiques envahissantes autour du lac et des cours d’eau. Ce thème s’inscrit dans le Plan Grands Lacs piloté par la communauté de communes.
Le chantier n’a pas manqué d’interpeller les passants, locaux ou touristes, venus se rafraîchir au lac. Intrigués, ils étaient nombreux à s’intéresser et à poser des questions. Une belle opportunité pour le CEN et les bénévoles de sensibiliser les usagers aux enjeux liés à la prolifération des espèces exotiques envahissantes et plus largement à la préservation de la biodiversité.
A l’issue du chantier les bénévoles ont été invités à partager un verre à l’apéro électro, le soleil était au rendez-vous et le géromois Artz aux platines.
Avec ce premier partenariat, l’association des commerçants tenait à souligner l’importance de la protection des milieux naturels dont ils bénéficient pour organiser leurs événements.
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