Depuis 2005, la commune propose aux Gérômois âgés de 12 à 17 ans de participer à un projet intitulé « chantier jeunes », en partenariat avec la CAF des Vosges. Son principe consiste, en contrepartie de la réalisation d’un chantier d’utilité publique, à offrir des loisirs à des adolescents qui n’ont pas la possibilité de partir en vacances. Les 6 jeunes volontaires bénéficiant de l’opération cette année ont été identifiés grâce au travail de la Maison de la Solidarité et de la Vie Sociale de Gérardmer et des assistantes sociales. “Pour moi, c’est la 3ème année de chantier.” précise une participante, toujours aussi enthousiaste et reconnaissante. Un dispositif reconduit chaque année avec succès.
Encadrés par une équipe investie et passionnée, les 6 adolescents sélectionnés travaillent pendant une semaine au rythme des agents, de 8h à 17h, encadrés par Pierre-Louis Peny, l’artiste, Christophe Lillié, menuisier, Jean-Michel Tusa, responsable du service jeunesse, et l’animatrice Stéphanie Fort, une équipe investie et passionnée, ayant à coeur la transmission des savoir-faire. Les jeunes participent à toutes les étapes à hauteur de leur capacité, les machines représentant un risque plus élevé sont bien sûr laissées entre les mains des agents formés et expérimentés.
A l’issue de cette semaine de travail citoyen, les adolescents, tous habitants de la commune, se verront offrir une semaine de loisirs : karting, bowling, union nautique, piscine, Games park, accrobranche, espace game et une journée à Rulantica. Ces sorties viennent récompenser l’implication et le travail réalisé par les jeunes tout au long de la semaine. “Une deuxième semaine placée sous le signe de la découverte et du partage, rendue possible grâce au soutien de la Ville de Gérardmer et de la CAF des Vosges” souligne Nathalie Claude, adjointe déléguée à l’Education et à la Jeunesse.
Depuis plusieurs années déjà, ce chantier s’oriente vers une
dimension plus artistique.
Cet été, sur le thème du patrimoine, les jeunes participent à un projet à la fois créatif, technique et collectif : la conception et la construction d’un phare presque entièrement réalisé à partir de matériaux de récupération, comme d’anciens supports de permis de construire ou des chutes de planches des jardins partagés. En effet, 90% des matériaux utilisés sont issus du réemploi et seront laissés bruts, une manière pour l’équipe de sensibiliser à la fois les jeunes travailleurs et les futurs spectateurs de l’œuvre, à la préservation des ressources..
“Le phare représente un objet à la fois symbolique et poétique” exprime Pierre-Louis Peny. Inspiré des différentes architectures et des éléments de paysage observés dans la ville de Gérardmer, l’artiste, sculpteur à Strasbourg, travaille depuis le mois de Janvier avec les adolescents sur la conception du phare. La nature environnante (lac, sapins, jonquilles, cerfs), les différents styles architecturaux (chalets, villas) et les bâtiments industriels témoignant de l’histoire de la ville sont mis à l’honneur à travers cette œuvre.
Chacun des jeunes a imaginé un morceau de la frise qui orne le phare : une vague, qui rappelle le lac de Gérardmer, une tour qui rappelle l’ancien château, une croix, que l’on retrouve sur le blason de la commune, une montagne, la roche du diable, et un coeur, qui symbolise l’amour des touristes pour la ville.
Petit, il n’atteindra pas plus de 3 mètres, il aura tout d’un grand et comportera ce qu’il faut pour être illuminé. On ne connaît pas encore son emplacement définitif dans Gérardmer. Les participants et encadrants du Chantier Jeunes souhaiteraient qu’il se trouve à proximité du lac.
À travers le renouvellement de cette initiative, la nouvelle municipalité affirme son engagement en faveur de la jeunesse, de la transmission des savoir-faire et du vivre-ensemble.









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