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vendredi 06 novembre

Avenir des écoles de Gérardmer : l’APE des Bas-Rupts appelle à une mobilisation collective autour de la nouvelle Loi Montagne

Communiqué

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GÉRARDMER, le 6 novembre 2026 – À la suite du conseil d’école qui s’est tenu ce mardi soir, et alors que les premières discussions autour de la carte scolaire s’engagent entre la municipalité et l’Inspection académique, l’Association des Parents d’Élèves (APE) de l’école des Bas-Rupts souhaite alerter sur l’avenir de l’ensemble des écoles de Gérardmer.

Petite école de quartier située en secteur de montagne, l’école des Bas-Rupts fonctionne aujourd’hui avec deux postes d’enseignants et deux classes à plusieurs niveaux. La baisse des effectifs fait désormais peser une menace réelle sur le maintien de l’un de ces postes. Une éventuelle suppression pourrait conduire à une organisation à un seul enseignant, mettant à terme en péril l’existence même de cette école.

Mais au-delà de la situation des Bas-Rupts, l’APE souhaite porter un message beaucoup plus large : l’avenir de nos écoles ne doit pas se décider établissement par établissement, dans une logique de concurrence, mais faire l’objet d’une véritable réflexion collective à l’échelle de Gérardmer.

Pour cela, un outil juridique majeur existe désormais : la loi n° 2026-797 du 18 août 2026 pour une montagne vivante et souveraine, dite Acte III de la Loi Montagne.

La nouvelle Loi Montagne : un levier pour protéger nos écoles et donner du temps à la réflexion

Promulguée cet été, cette nouvelle loi renforce la prise en compte des spécificités des territoires de montagne dans l’organisation scolaire.

Elle introduit notamment une visibilité pluriannuelle des évolutions prévisionnelles des effectifs scolaires, sur une période de trois à cinq ans, et impose une concertation entre les services de l’Éducation nationale et les collectivités territoriales avant les décisions relatives à la carte scolaire.

Elle prévoit également que les décisions d’ouverture et de fermeture de classes tiennent compte des réalités propres aux territoires de montagne : situation géographique, démographie scolaire, isolement, conditions d’accès et temps de transport. Les seuils d’ouverture et de fermeture doivent ainsi être adaptés à ces spécificités.

Pour Gérardmer, dont l’ensemble du territoire communal est situé en zone de montagne, cette évolution législative constitue une véritable opportunité.

Elle doit permettre de sortir d’une gestion exclusivement annuelle des effectifs et des postes, où chaque rentrée scolaire fait peser une nouvelle incertitude sur les établissements. Il s’agit de donner aux écoles et aux collectivités une visibilité de trois à cinq ans, mais surtout de faire en sorte que les décisions soient prises en tenant compte de l’ensemble des réalités du territoire.

Aujourd’hui les Bas-Rupts, demain une autre école : refusons la mise en concurrence des établissements

Si l’école des Bas-Rupts est aujourd’hui directement concernée par cette menace, il serait réducteur de limiter cette mobilisation à sa seule situation.

La baisse démographique touche progressivement l’ensemble du territoire et aucune école ne peut considérer qu’elle sera durablement à l’abri des mêmes difficultés.

Fermer ou fragiliser une école pour préserver temporairement les effectifs d’une autre ne constitue pas une réponse de fond. Ce raisonnement revient à déplacer le problème sans jamais le résoudre. Aujourd’hui les Bas-Rupts, demain peut-être une autre école de Gérardmer.

L’APE souhaite donc dépasser les intérêts particuliers et appeler à une véritable solidarité entre les établissements.

Notre démarche ne s’oppose à aucune école, à aucun parent, à aucun enseignant. Elle s’adresse à tous.

Parents d’élèves, équipes enseignantes, représentants des écoles, élus et habitants de Gérardmer ont tous un intérêt commun à préserver un maillage scolaire équilibré, cohérent et adapté aux particularités de notre commune.

L’école de proximité ne représente pas seulement un lieu d’apprentissage. Elle participe à la vie des quartiers, au lien social, à l’attractivité de notre territoire et à l’équilibre de notre commune.

Une opportunité pour construire ensemble l’avenir scolaire de Gérardmer

La visibilité pluriannuelle prévue par la nouvelle Loi Montagne représente une occasion précieuse pour la municipalité : celle de disposer du temps nécessaire pour engager une réflexion globale sur l’organisation scolaire de Gérardmer.

Plutôt que de subir chaque année des décisions successives, souvent prises dans l’urgence, pourquoi ne pas profiter de cette nouvelle disposition législative pour construire un véritable projet d’avenir ?

Cette réflexion doit permettre d’étudier sereinement l’évolution démographique, les effectifs prévisionnels, la répartition des élèves, les conditions d’accueil, les temps de transport et les besoins de chaque quartier. Elle doit également associer pleinement les équipes éducatives, les représentants des parents d’élèves et les services municipaux.

L’objectif n’est pas de figer définitivement l’organisation actuelle, mais de se donner le temps de penser collectivement l’école de demain, dans l’intérêt de tous les enfants géromois.

Dans cette démarche, la commune a un rôle essentiel à jouer. Gérardmer doit pleinement se saisir des dispositions de la nouvelle Loi Montagne, solliciter leur application auprès des autorités académiques et actionner l’ensemble des leviers institutionnels à sa disposition.

Nous souhaitons un engagement affirmé de la municipalité pour faire reconnaître les spécificités de notre territoire et obtenir la mise en œuvre effective de ces nouvelles dispositions. C’est à cette condition que pourra s’ouvrir une véritable concertation et que pourra émerger un projet scolaire partagé, construit avec l’ensemble des acteurs concernés.

Un appel à l’unité pour l’avenir de tous les écoliers géromois

L’APE des Bas-Rupts souhaite aujourd’hui être à l’initiative de cette mobilisation, mais ne prétend pas la porter seule.

Nous appelons l’ensemble des parents d’élèves, les associations de parents, les enseignants, les personnels éducatifs, les élus et plus largement tous les Géromois attachés à l’avenir de leurs écoles à nous rejoindre dans cette démarche.

La situation des Bas-Rupts est peut-être le premier signal d’alerte, mais l’enjeu est bien celui de toutes les écoles de Gérardmer.

Il ne s’agit pas de sauver une école au détriment d’une autre, mais de préserver ensemble un service public d’éducation de proximité, adapté à notre territoire de montagne et pensé dans l’intérêt de tous nos enfants.

La nouvelle Loi Montagne nous offre un outil et du temps. À nous, collectivement, de nous en saisir pour construire l’avenir plutôt que de subir les fermetures successives.

L’avenir de l’école des Bas-Rupts nous concerne tous. Et l’avenir de toutes les écoles de Gérardmer mérite que nous nous mobilisions dès aujourd’hui.

ecole des bas rupts

Loi montagne

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