La promotion du 14 juillet de la Légion d’honneur, publiée ce dimanche au Journal officiel, distingue plusieurs personnalités vosgiennes.
Sylvie Tuaillon, ancienne adjointe au maire de Bussang, chef d’entreprise, ex-présidente de la fédération du BTP des Vosges, et bénévole au Théâtre du Peuple, a été élevée au grade de chevalier pour 51 années de service.
Jackie Pierre, ancien conseiller général, sénateur et maire de La Chapelle-aux-Bois, est également promu chevalier pour 53 années de service.
Enfin, Daniel Bernard, maire de Fignéville depuis 1967, a été nommé chevalier dans l’ordre national pour 62 années de service.
2 commentaires
etonne
tiens! il n’y a pas le maire de Saint die ????.?
roger froissard
« La Légion d’honneur, dans ce qu’elle a de plus noble, ne saurait être une simple décoration distribuée à la légère. Elle est, ou devrait être, une distinction rare, une reconnaissance solennelle réservée à ceux qui ont rendu à la nation des services éminents, relevant du domaine régalien — défense, justice, diplomatie, service public d’exception. Elle doit demeurer un signe de gravité et de mérite, non une flatterie mondaine.
Il convient que son attribution s’accompagne de silence, de retenue, de solennité. L’honneur ne se crie pas, il se porte. Cette médaille n’est pas un ornement, c’est un poids. Elle engage celui qui la reçoit à être à la hauteur de la nation qui l’accorde. Elle suppose une forme d’effacement, de sacrifice, de fidélité à la chose publique.
Le cérémonial doit être à la mesure de cette gravité. La République se doit à elle-même de préserver la dignité de ses symboles. On ne doit pas remettre la Légion d’honneur comme on distribue des récompenses dans un gala. Elle n’est pas faite pour les carrières du divertissement, ni pour les produits littéraires destinés aux rayons de gare, si talentueux soient-ils. Elle n’est pas non plus destinée à flatter des réputations éphémères ou des notoriétés médiatiques.
La Légion d’honneur est un héritage. Elle ne doit pas être banalisée, car dans sa banalisation, c’est l’idée même de mérite, de service, de bien commun qui se dilue. Elle est un appel au dépassement, une marque de reconnaissance adressée à ceux qui, par leur engagement, leur droiture et leur fidélité à la nation, incarnent quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes.
Il ne s’agit pas de juger les carrières, mais de garder à l’honneur son sens. Et à la République, sa verticalité. »