Les escroqueries en ligne continuent de progresser dans le Grand Est. Selon une étude réalisée par BrokerChooser, 30 909 incidents de fraude aux paiements et d’escroqueries ont été enregistrés dans la région au cours de l’année 2025.
Rapporté à la population, cela représente 5,6 incidents pour 1 000 habitants. Un chiffre qui place le Grand Est au 7e rang des 13 régions de France métropolitaine étudiées.
Une hausse de près de 10 % en un an
Le nombre d’incidents recensés dans le Grand Est a augmenté de 9,9 % entre 2024 et 2025. La tendance observée l’an dernier s’inscrit dans une évolution plus ancienne : depuis 2016, les fraudes et escroqueries prises en compte dans l’étude progressent en moyenne de 9,4 % par an dans la région.
Le Grand Est présente ainsi une progression récente légèrement supérieure à sa tendance moyenne sur la période étudiée.
L’étude attribue à la région un score de risque de 5,8 sur 10, calculé à partir de plusieurs indicateurs, notamment le nombre d’incidents, leur évolution et leur fréquence rapportée à la population.
Plus de 30 000 victimes ou incidents recensés
Avec 30 909 incidents en 2025, le Grand Est se situe derrière plusieurs régions particulièrement touchées en volume.
L’Île-de-France arrive largement en tête avec 96 358 incidents, devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (57 658) et l’Occitanie (42 824). Ces chiffres doivent toutefois être rapportés à la population de chaque territoire pour comparer réellement leur niveau d’exposition.
Sur cet indicateur, le Grand Est affiche 5,6 incidents pour 1 000 habitants, contre 7 pour 1 000 en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie. La région se situe donc à un niveau inférieur à celui observé dans plusieurs territoires du haut du classement.
La Bourgogne-Franche-Comté connaît la plus forte hausse récente
Toutes les régions ne connaissent pas la même évolution. Entre 2024 et 2025, la Bourgogne-Franche-Comté affiche la progression la plus importante du classement, avec une hausse de 12,4 %.
Le Grand Est, avec ses +9,9 %, se situe également parmi les régions où les incidents ont fortement augmenté sur cette période.
À l’inverse, la Corse est la seule région étudiée à enregistrer un léger recul, avec une baisse de 0,3 % en un an.
L’Auvergne-Rhône-Alpes en tête du classement de l’étude
Avec 57 658 incidents enregistrés en 2025 et 7 incidents pour 1 000 habitants, l’Auvergne-Rhône-Alpes obtient le score de risque le plus élevé de l’étude, avec 10/10.
La Nouvelle-Aquitaine arrive ensuite avec 39 820 incidents, soit 6,5 pour 1 000 habitants, suivie de l’Occitanie avec 42 824 incidents et 7 pour 1 000 habitants.
L’Île-de-France constitue un cas particulier : elle totalise le plus grand nombre d’incidents en valeur absolue, mais se retrouve cinquième dans le classement établi par l’étude. Son taux atteint néanmoins 7,7 incidents pour 1 000 habitants, le plus élevé des 13 régions étudiées.
Des chiffres qui invitent à la vigilance
L’étude de BrokerChooser s’appuie sur les données relatives aux fraudes aux paiements et aux escroqueries enregistrées dans les 13 régions métropolitaines. Elle croise le nombre d’incidents constatés en 2025, leur évolution entre 2024 et 2025, leur progression moyenne depuis 2016 et leur rapport à la population.
Pour le Grand Est, le constat est donc double : si la région ne figure pas parmi celles affichant les taux d’incidents les plus élevés, la progression demeure importante avec près de 10 % d’augmentation en seulement un an.
Face à la multiplication des fraudes numériques, les internautes sont notamment invités à rester prudents face aux messages inattendus, aux demandes de coordonnées bancaires, aux liens reçus par SMS ou courriel et aux sollicitations se présentant comme provenant d’une banque, d’une administration ou d’un organisme connu.


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