« Dans nos communes rurales, les associations ne sont pas un “plus” : elles sont le cœur battant de nos territoires. Ce sont elles qui créent du lien, qui animent nos villages, qui luttent contre l’isolement.
Et pourtant, celles et ceux qui s’engagent bénévolement se retrouvent aujourd’hui étranglés par une bureaucratie toujours plus lourde, toujours plus tatillonne.
À force de vouloir tout encadrer, tout contrôler, tout normer comme s’il s’agissait d’entreprises, l’administration finit par tuer ce qu’elle prétend protéger.
Trop, c’est trop.
L’excès de zèle administratif — cette fameuse “politique du parapluie ouvert” — impose des contraintes disproportionnées, déconnectées du terrain. Résultat : plus de temps passé à remplir des dossiers absurdes qu’à agir concrètement.
Qui peut encore s’étonner que les bénévoles se découragent ?
À ce rythme, ce ne sont pas seulement des initiatives qui disparaissent, ce sont des villages qui s’éteignent.
Nous refusons cette logique.
Nous refusons que l’engagement soit puni par la paperasse.
Nous refusons que la confiance soit remplacée par la suspicion permanente.
Il est temps de remettre du bon sens :
des règles proportionnées à la réalité des petites associations
une simplification immédiate des démarches
une vraie reconnaissance du rôle des bénévoles
Les discours ne suffisent plus. Nous attendons des actes.
Soutenir les associations, ce n’est pas les étouffer sous les normes.
C’est leur permettre d’agir.
Sinon, il faudra assumer une responsabilité claire : celle d’avoir laissé mourir, à petit feu, la vie de nos territoires ruraux ».
R. Froissard
