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dimanche 11 janvier

Un grand respect pour Michel, Dédé et Daniel !

Ciné débat organisé par la Ligue des droits de l'homme

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Ce vendredi soir, la Ligue des droits de l’homme (LDH) de Remiremont présentait le film documentaire « Les Oubliés de la Belle Étoile » au cinéma Le Majestic de Remiremont. La projection était suivie d’un échange avec trois des protagonistes, Michel, Dédé et Daniel en présence de Jean-Claude Vaupré, leur accompagnant.

Les trois hommes ont grandi, surmonté et souffert toute leur vie physiquement et psychologiquement de leur séjour, de leur enfermement dans le centre de « redressement » de La Belle Étoile, en Savoie dans les années 1960/70.

Digne, debout, sans colère, leur témoignage, leur vie et leur présence inspirent le respect et invitent à la réflexion. Ils ont osé parler, ouvrir leur cœur, poser leur vie afin que chacun prenne conscience des graves défaillances des institutions, des hommes et des femmes de ces années-là, pour que réparation leur soit faite et surtout pour que plus jamais on ne puisse traiter des enfants de la sorte.

Le public lors des échanges

Le film, sorti le 12 février 2025, réalisé par Clémence Davigo et produit par Alter Ego Production :

Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur ce qu’ils ont subi lorsqu’ils étaient pensionnaires du centre de redressement catholique La Belle Étoile. En Savoie, juste au-dessus d’Albertville, se situait le centre de « redressement » catholique La Belle Étoile. Pupilles de la Nation, orphelins ou enfants de la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), Dédé, Michel et Daniel y ont séjourné enfants dans les années 60 et 70, et y ont été battus, humiliés, affamés, détruits. Quasiment 60 ans plus tard, ces trois hommes, parmi tant d’autres, gardent des stigmates ineffaçables de leur passage dans ce lieu de terreur mené d’une main de fer par l’abbé Garin.

Filmé avec pudeur et bienveillance, le spectateur se retrouve dans l’intimité de ses hommes dont les souvenirs concordants ne mentent pas et que les recherches historiques confirment. Ils ont vécu littéralement l’enfer, sans comprendre pour la plupart ce qu’il leur arrivait, croyant aussi parfois que leur châtiment était justifié.

Passée l’émotion, la trentaine de spectateurs a salué la grandeur de ses témoins présents et leur courage. Un riche temps d’échange entre le public et Michel, Dédé, Daniel, Jean-Claude leur accompagnant, et les représentants de la LDH a ensuite eu lieu.

Les responsables de la LDH, Michel, Dédé, Daniel et leur accompagnateur

PM

 

LDH Remiremont

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