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mardi 27 janvier

Problématique d’odeurs sur les rives de la Moselotte à La Bresse

Communiqué de la commune de La Bresse

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Problématique d’odeurs sur les rives de la
Moselotte à La Bresse

Ce lundi 26 janvier 2026, la mairie de La Bresse a organisé une réunion de travail en présence des acteurs institutionnels et des experts ayant déjà travaillé sur le sujet, afin de faire le point sur les odeurs perçues à proximité de la Moselotte et de définir les prochaines étapes d’investigation.

En septembre 2022, une première étude menée par ATMO Grand Est, en collaboration avec le cabinet OSMANTHE, avait permis de caractériser les odeurs perçues et d’identifier une zone critique entre les sociétés SNM Alu Industrie et Chalets Poirot. Les résultats avaient révélé une forte présence de composés soufrés (H₂S, propylmercaptan, éthylmercaptan) dans l’air ambiant et dans l’eau de la Moselotte, avec des intensités maximales observées de part et d’autre de la rivière. Cette étude avait conclu à l’absence de lien direct avec les réseaux d’assainissement ou les activités industrielles actuelles, mais des hypothèses fortes sur une pollution historique des sols, liée à l’ancienne usine de tissage (utilisation de colorants soufrés) ou aux remblais utilisés lors de la déviation de la rivière dans les années 1970.
En 2024, une seconde étude, confiée à SEMACO Environnement, a approfondi les analyses sur les eaux souterraines, superficielles, les sédiments et l’air ambiant. Les résultats ont confirmé l’absence de pollution dans les eaux souterraines et superficielles, mais une présence d’hydrocarbures (C10-C40) et de sulfates dans les sédiments, plus concentrés en aval qu’en amont. Dans l’air, la détection de N,N- Diméthylacetamide (DMAC), un solvant industriel, ainsi que d’autres composés, sans lien clair avec les odeurs signalées.
Pour affiner le diagnostic, les participants ont validé le lancement d’une nouvelle phase d’investigations, qui comprendra :
– Un diagnostic du canal usinier, à l’aide d’un drone, pour détecter d’éventuelles sources de pollution (fissures, coulures, etc.)
– Des sondages sur le remblai de l’ancien lit de la Moselotte et à proximité des points sensibles, pour vérifier la présence de déchets ou de matériaux polluants
– Des analyses complémentaires, incluant la recherche de PFAS (substances utilisées dans les mousses anti-incendie) et des tests écotoxicologiques en amont et en aval du site industriel.
Des prestations optionnelles, comme l’équipement de sondages pour des analyses sur le long terme, pourraient également être envisagées.
La commune de La Bresse, en collaboration avec la DREAL Grand Est, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le BRGM et la DDT des Vosges, s’engage à poursuivre ces investigations pour identifier la source des odeurs et proposer des solutions adaptées. Les partenaires institutionnels (Préfecture, ARS, Région Grand Est, ADEME) seront sollicités pour mobiliser des financements publics, tout en rappelant le principe du « pollueur-payeur » si une pollution industrielle était avérée.

Moselotte