Ce vendredi en fin de journée, l’ADEMAT organisait un rassemblement devant l’hôpital de Remiremont dont les urgences sont fermées la nuit depuis 1000 jours (1ᵉʳ janvier 2024 au 26 septembre 2026), soit bientôt 3 ans. Avec une question liée à cette situation : « Combien de pertes de chances ? » En effet, dans certains cas, les médecins, urgentistes et pompiers le savent bien, chaque minute compte. De fait, pour certaines prises en charge, les pertes de chances peuvent être avérées.
Le rassemblement où l’on comptait environ 200 personnes s’est ensuite composé en cortège prenant la direction de la mairie en passant par l’avenue Général de Gaulle et la rue de la Franche Pierre. Derrière la banderole de tête entourant le président de l’ADEMAT, Jean Pierrel, se trouvait un certain nombre d’élus dont Bruno Haillant, premier maire adjoint de Remiremont, Lydie Barbaux, maire de Plombières-les-bains, Steve Bekaï, maire de Vecoux, ainsi que des élus de communes voisines (Saint-Nabord, La Forge, Cheniménil…).
Si l’on pouvait entendre dans le cortège scander plusieurs slogans, l’un résumait bien la situation : « Urgences fermées, vies en danger ». Comme pour y répondre dans les manifestants, Michel a bien voulu nous apporter son témoignage : « C’était un samedi soir de juin 2020, j’ai été transporté aux urgences de Remiremont à 23 h 30 en détresse respiratoire et pris en charge. La situation s’est aggravée avant de se stabiliser et de se régler bien plus tard… Sans l’ouverture des urgences de Remiremont, je n’aurais sans doute pas tenu bien longtemps, ou alors… ».
Les manifestants se sont ensuite sur la place devant l’hôtel de ville, où Jean Pierrel, monté sur le perron avec un certain nombre d’élus, a pris la parole. Le président de l’ADEMAT a débuté son discours en rappelant que si l’activité de l’hôpital de Remiremont était parfois « en mode dégradé ou suspendu », cela était le cas aussi à « Épinal, Gérardmer ou Vittel, comme bien d’autres hôpitaux publics en France ». Il a ensuite rappelé plusieurs dates dont nous retenons ici la première : « En 2017, un rapport du Sénat affirmait que la situation aux urgences est le miroir grossissant des dysfonctionnements de l’ensemble du système de santé français ». La suite de son intervention a permis un tour d’horizon de l’état de la santé en France, passant par les dépassements d’honoraires, les franchises médicales, l’organisation des hôpitaux ou encore le budget de la Sécurité sociale.
Les participants se sont ensuite séparés, convaincus que d’autres actions seront encore à envisager.
PM








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