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jeudi 03 avril

Le VéloRail : un nouveau projet sur l’ancienne voie ferrée Gérardmer – Laveline

"Un projet innovant, écologique et à fort potentiel" selon ses défenseurs

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Alors que l’heure est à l’économie et au tourisme dit « vert », Gérardmer Entreprendre a décidé de ressortir un projet de ses cartons et de le présenter de nouveau aux collectivités locales, à commencer par la CCGHV. Ce mardi matin, Michel Graiche avait réuni autour d’une table des représentants du collectif citoyen de Granges-Aumontzey, de TG2V, Gérardmer Ecologie Solidarité, ainsi que Wolfgang Schaeffer, dirigeant de la société Les Vélorails du Grand Est.

Car c’est bien de vélorail dont il s’agit, plus précisément d’un projet concernant l’ancienne voie ferrée entre Gérardmer et Laveline-devant-Bruyères, comme le rappelle Michel Graiche : « Gérardmer avait déjà la volonté de lancer un projet de vélorail. Nous nous sommes adressés à la Fédération de Vélorail et, après quelques années, nous avons décidé de relancer ce projet et de le présenter à nouveau, de manière plus étoffée. Nous nous sommes rapprochés d’autres structures et nous avons rencontré le président de la CCGHV et sa directrice des services avec le désir et l’espoir que ce projet soit étudié et considéré ».

« Nous savons qu’il y a un projet de voie verte engagé entre Gérardmer et Laveline, mais nous pensons qu’il y a de la place pour conserver la voie ferrée, on n’est pas obligé d’enlever e rail, surtout qu’en hiver, la voie douce ne sera pas utilisée de manière intensive. Ce projet de vélorail s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur un tourisme responsable, décarboné et de proximité, en opposition à cette transformation amorcée du massif en parc d’attraction. Il y a un potentiel énorme, y compris économiquement, nous n’avons pas de doute sur le fait que ce serait rentable. La communauté de communes pourrait être porteuse du projet, l’office de tourisme gestionnaire et financeur également, sans oublier le département, la Région et, pourquoi pas, l’Europe. On estime le coût de l’opération à un peu plus 100 000 €, contre 3 millions au moins pour une voie verte…. Et une société privée avec de l’expérience et même intéressée pour le mener à bien d’un point de vue technique et exploitation » poursuit Jean-Pierre Lemarquis du collectif citoyen de Granges-Aumontzey.

Cette société n’est autre que Les Vélorails du Grand Est, qui a déjà créé deux sites de vélorails avec un troisième qui sera opérationnel en juin : Une implantation sur ce site semble pertinente, en plus le cadre est magnifique et la voie est plutôt en bon état depuis son arrêt en 1988. Politiquement, il faut se mettre d’accord, mais je suis prêt à porter l’investissement, avec un amortissement sur environ 5 ans. On serait sur un vélorail à assistance électrique et cela permettrait de créer trois emplois, puisqu’il faudrait deux personnes pour gérer le fonctionnement l’été si c’est en fonctionnement 7 jours sur 7. C’est un projet qui peut très bien s’autofinancer, j’en ai également parlé avec des collègues qui implantent des vélorails sur d’autres secteurs en France, ils me disent qu’il faut foncer » déclare Wolfgang Schaeffer.

« C’est également un patrimoine qui pourrait être sauvegardé. TG2V souhaite préserver les infrastructures existantes et veut éviter le démantèlement de la voie ferrée et de toute voie ferrée d’ailleurs, afin de conserver le potentiel ferroviaire de France » ajoute Robert Frayon. « Nous aimerions au minimum que le projet soit étudié, que l’ensemble des projets soit pris en compte et qu’il y ait une consultation, y compris citoyenne, afin qu’un choix soit fait en toute connaissance de cause » insiste Jean-Pierre Lemarquis. Nouveau projet, nouveau débat, nouveaux arguments, nouvelle vision, mais quand l’ancienne voie ferrée accueillera-t-elle ses premiers usagers, nul ne le sait !

gerardmer entreprendre

TG2V

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