La nouvelle carte scolaire 2026 de l’Académie de Nancy-Metz suscite une vive inquiétude dans les territoires. À l’issue du Comité social d’administration (CSA) académique réuni le vendredi 30 janvier au rectorat, le syndicat UNSA a rendu publiques des décisions marquées par une réduction massive des moyens humains alloués à l’Éducation nationale.
Au total, ce sont plus de 245 postes qui disparaîtront à la rentrée prochaine dans l’académie :
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144 suppressions dans le premier degré,
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96 dans le second degré,
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5 postes administratifs en moins.
Le département des Vosges est particulièrement touché, avec 37 postes supprimés dans les écoles primaires, soit plus d’un quart des pertes enregistrées à l’échelle académique.
Une saignée répartie sur l’ensemble de l’académie
Les réductions d’effectifs concernent tous les départements de Nancy-Metz, avec une répartition inégale mais lourde de conséquences :
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–53 postes en Meurthe-et-Moselle,
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–45 postes en Moselle,
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–17 postes dans la Meuse,
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–37 postes dans les Vosges.
Pour les organisations syndicales, ces chiffres traduisent une politique comptable déconnectée des réalités du terrain.
Des impacts directs sur les élèves et les personnels
Le SE-Unsa alerte sur les effets concrets de ces suppressions : classes plus chargées, conditions de travail dégradées pour les enseignants, et affaiblissement de l’offre éducative de proximité, notamment dans les zones rurales.
Les écoles jouent pourtant un rôle central dans l’aménagement du territoire et la cohésion sociale. Réduire leurs moyens, c’est fragiliser durablement l’équilibre local.
Si l’administration invoque la baisse démographique pour justifier ces choix, le syndicat estime que cet argument ne peut suffire à expliquer des décisions aussi automatiques. Selon lui, la diminution du nombre d’élèves aurait pu être une opportunité pour améliorer l’encadrement pédagogique et mieux accompagner les élèves en difficulté.
Une méthode vivement contestée
Autre point de crispation : le calendrier. Les écoles concernées par les mesures de carte scolaire ne seront connues qu’après le second tour des élections municipales. Un report dénoncé par le SE-Unsa, qui y voit un manque de considération pour les personnels et une source d’incertitude inutile.
Les opérations de carte scolaire devraient débuter à partir de la semaine du 23 mars, laissant peu de temps aux équipes éducatives pour s’organiser.
« L’École n’est pas une variable budgétaire »
Pour le SE-Unsa, le message est clair : l’École publique ne doit pas servir d’outil d’ajustement budgétaire. Le syndicat appelle à d’autres choix politiques, plus respectueux des besoins des élèves et des conditions de travail des personnels.


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