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mardi 31 mars

Éducation : les Vosges face à une vague de suppressions de classes

près de 100 postes menacés, les enseignants mobilisés

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Dans les Vosges, le projet de carte scolaire pour la rentrée 2026 suscite une vive opposition du côté des enseignants. Les organisations syndicales dénoncent une réduction importante des effectifs, avec près d’une centaine de postes menacés dans l’ensemble du département.

La mobilisation s’est notamment exprimée le 25 mars 2026 devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale à Épinal, à l’occasion d’une réunion consacrée aux collèges et lycées. Réunis en intersyndicale (FO, FSU, CFDT, Unsa, CGT et Sud Éducation), les représentants du personnel ont affiché leur désaccord face à ce qu’ils considèrent comme des coupes drastiques.

Dans le détail, 37 suppressions de postes sont déjà annoncées dans les écoles primaires. Pour le second degré, la tendance est similaire : environ 25 postes seraient retirés dans les collèges, tandis que les lycées généraux et technologiques pourraient perdre une trentaine d’équivalents temps plein. Pour les syndicats, ces chiffres traduisent concrètement des fermetures de classes et une dégradation des conditions d’enseignement.

Selon leurs estimations, ces mesures pourraient entraîner la disparition de 37 classes dans le premier degré. Dans le secondaire, cela correspondrait à la suppression de plusieurs divisions, soit l’équivalent d’un établissement de taille moyenne. Une perspective jugée inacceptable par les représentants des enseignants, qui alertent sur les conséquences pour les élèves comme pour les équipes éducatives.

L’administration justifie ces ajustements par la baisse continue du nombre d’élèves dans le département. Une évolution démographique qui, selon les syndicats, sert de fondement à une réorganisation progressive du système éducatif. Ils pointent également des disciplines particulièrement fragilisées, comme l’allemand, la physique-chimie ou encore la technologie, dont les effectifs diminuent depuis plusieurs années.

Une nouvelle instance doit se tenir le 2 avril pour entériner définitivement ces décisions. Dans ce contexte, l’intersyndicale appelle à poursuivre la mobilisation et encourage les établissements concernés à se faire entendre.

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