Le Cercle Weick publie le sixième numéro du Révélateur, une parution de 25 pages consacrée à la mort du photographe Adolphe Weick et au retour d’archives familiales à Saint-Dié-des-Vosges. Présidée par Sylvain Pasquet, arrière-petit-fils d’Adolphe Weick et lui-même photographe, l’association déodatienne a édité ce numéro à 200 exemplaires. Jean-Claude Fombaron et Jean-Pierre Kruch ont également contribué à cette publication, disponible au début de la semaine prochaine dans les tabac-presse Le Lutetia et Le Khédive, rue Thiers, ainsi qu’à la Librairie Le Neuf, au prix de 10 euros.
Un numéro centré sur le drame de 1915
Ce sixième numéro revient d’abord sur les circonstances de la mort d’Adolphe Weick, touché par un obus allemand le 8 juillet, en 1915, alors qu’il se rendait à sa boutique du 23 rue Thiers. Blessé au Grand Pont – l’actuel pont de la République – à moins de 100 mètres de son entreprise, il est mort dans la soirée à l’hôpital déodatien. Il avait 54 ans. Le Révélateur s’appuie notamment sur le témoignage de Maurice Roussel, musicien déodatien qui avait 10 ans au moment du drame.
Deux mois plus tard, la famille est de nouveau frappée. Georges Jeanperrin, jeune mari de Suzanne, l’une des filles d’Adolphe Weick, est tué à son tour à 35 ans, à l’Hartmannswillerkopf. Figure marquante de la vie locale, Adolphe Weick est à l’origine de la Société des Fêtes en 1908 et a été le premier à porter l’idée d’un théâtre populaire, concrétisée plus tard par le Théâtre de Verdure sous la présidence de Louis Serres.
Plus de dix ans de recherches et des archives rapatriées
Cette parution marque aussi l’aboutissement de plus de dix ans de recherches. Une première découverte avait eu lieu en 2013 à Saint-Dié-des-Vosges, après le décès de Madeleine Pasquet née Weick, avec une importante correspondance et de nombreuses photographies. D’autres archives ont ensuite refait surface chez les descendants de Suzanne et Lucie, les deux filles d’Adolphe Weick, installées en région parisienne dans les années 1940. S’y ajoutent des négatifs retrouvés à Colmar. L’ensemble couvre une période allant d’environ 1880 aux années 1970.
Avec l’accord des familles, ces archives ont été rapatriées à Saint-Dié-des-Vosges. Une petite partie est présentée dans ce sixième Révélateur. Une fois triées, ordonnées et numérisées, elles ont vocation à rejoindre le Fonds Weick à La Boussole. Par leur continuité, leur qualité et leur richesse iconographique, elles complètent un ensemble rare.
Pour Sylvain Pasquet, un ouvrage consacré à Adolphe Weick reste à écrire à l’avenir pour restituer cette histoire dans son ensemble, dans le prolongement de ce « relais de mémoire ».




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