La Confédération paysanne des Vosges a mené ce lundi matin une action d’envergure au rond-point du centre des congrès d’Épinal. Par cette mobilisation, le syndicat agricole entend dénoncer plusieurs orientations politiques du gouvernement, notamment la gestion de la DNC, le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le MERCOSUR, ainsi que ce qu’il qualifie de répression syndicale.
Dès les premières heures de la matinée, des agriculteurs et militants se sont rassemblés sur ce point stratégique de la ville afin de rendre visibles leurs revendications. Selon la Confédération paysanne, la politique actuelle met en péril l’agriculture paysanne, fragilise les exploitations et favorise une mise en concurrence accrue des producteurs, tant au niveau national qu’international.
Le syndicat s’oppose fermement à l’accord UE-MERCOSUR, qu’il considère comme une menace directe pour les revenus des agriculteurs et pour les normes sociales, sanitaires et environnementales. « Cet accord ouvrirait la porte à des importations de produits agricoles ne respectant pas les mêmes exigences que celles imposées aux paysans français », dénonce la Confédération paysanne.
Le syndicat affirme que deux de ses porte-paroles nationaux ont été arrêtés de manière brutale et violente dans la matinée, avant d’être placés en garde à vue. La Confédération paysanne dénonce une atteinte grave à la liberté syndicale et au droit de manifester.
À travers cette action, la Confédération paysanne des Vosges souhaite alerter l’opinion publique et interpeller les pouvoirs publics sur la situation du monde agricole. Le syndicat appelle à un changement profond des politiques agricoles, en faveur d’une agriculture paysanne, rémunératrice et respectueuse des territoires, et annonce que d’autres mobilisations pourraient suivre si ses revendications restent ignorées.



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