Ce jeudi 23 avril, la salle Carbonnar accueillait un après-midi de sensibilisation au don de moelle osseuse. Une quarantaine de personnes y ont assisté dans un cadre mêlant informations médicales, engagement associatif et témoignages marquants.
Des explications médicales rendues accessibles
Le professeur Marie-Thérèse Rubio, du CHRU de Nancy, a présenté de manière claire les maladies du sang, les progrès thérapeutiques et la place essentielle des donneurs dans les parcours de soins. À ses côtés, Michel Delbecques et André Braun, représentants de Leucémie Espoir 57, ont évoqué leur action auprès des patients et de leurs proches.
Des associations engagées dans la mobilisation
La rencontre a également mis en lumière plusieurs engagements associatifs. Aurélie Andlauer, pour l’association Les Soldats de Louis, est intervenue pour présenter une action née d’une histoire personnelle et tournée vers l’accompagnement des enfants malades. De son côté, l’amicale des donneurs de sang de Saint-Dié-des-Vosges, représentée par son vice-président Sylvain Zanetti, a rappelé l’importance de gestes solidaires du quotidien. Harmonie Mutuelle était également présente avec Jean-Daniel Boxeberger, venu insister sur la place de la prévention et de l’information dans le parcours de santé.
Des témoignages pour donner un visage à l’enjeu
Les prises de parole ont laissé place à des récits de greffe, de maladie et d’attente d’un donneur compatible. Ces témoignages ont donné une portée concrète à une réalité souvent résumée par des chiffres. En France, 5 000 à 6 000 nouveaux cas de leucémies sont recensés chaque année et 2 200 greffes ont été réalisées en 2026. Centre de référence, le CHRU de Nancy effectue à lui seul une centaine de greffes par an, en médecine adulte comme en pédiatrie, ce qui le place parmi les établissements les plus actifs du pays.
Mieux comprendre les conditions du don
Les échanges ont aussi permis de préciser les conditions pour devenir donneur. L’inscription doit se faire avant 35 ans et le don reste possible jusqu’à 60 ans. Les participants ont également pu mieux comprendre un dispositif encadré, sécurisé et souvent moins contraignant qu’ils ne l’imaginent. Des notions techniques comme l’autogreffe ou l’allogreffe ont ainsi été expliquées plus simplement afin de lever certaines appréhensions.





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