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mercredi 06 mai

Un toit pour les orphelins de Gaza – Conférence-débat avec le Pr. Raphaël PITTI à l’IUT de Saint-Dié

Le lundi 18 mai 2026 à 20h00

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L’AFPS, la CCFD-TS, l’ACAT et l’UJFP ont l’honneur de recevoir :

le Pr. Raphaël PITTI, Président de l’ONG HUSOME pour une :

Conférence-débat à l’IUT de Saint-Dié-des Vosges, 11 rue de l’Université :

Un toit pour les orphelins de Gaza

Le lundi 18 mai 2026 à 20h00.

Médecin anesthésiste-réanimateur de formation, le Pr Raphaël PITTI s’est forgé une carrière peu commune. Docteur en médecine en 1978, il devient médecin militaire, sert pendant 28 ans au Service de santé des armées, avec missions au Liban, en ex-Yougoslavie, chez les Ouïghours ou lors de la guerre du Golfe. Devenu spécialiste de médecine d’urgence et de la médecine de guerre, il atteint le grade de médecin chef de service, avant de prendre sa retraite militaire en 2004. Raphaël Pitti poursuit sa vocation au CHU de Nancy comme chef de service en réanimation jusqu’en 2014.

En 2012, il entend à France-culture un appel d’un médecin hospitalier syrien débordé par l’afflux de blessés. Il n’hésite pas alors à quitter le confort de son travail pour se rendre sur place. Il écrit un livre titré « Va où l’humanité te porte. Un médecin dans la guerre ». Il écrit : « J’ai été médecin militaire sur des zones de combat. Aller soigner là-bas s’impose comme une évidence. Soigner mais aussi témoigner, dénoncer ce qui me révolte : voilà ce qui me porte depuis toujours. C’est surtout une manière de dire non à l’indifférence, à la cécité ambiante devant le malheur des autres, à l’inertie face à la tragédie. Seule l’action vaut engagement ». En Syrie, comme en Ukraine, puis à Gaza, Raphaël PITTI crée des programmes de formation à la médecine de guerre, à la réanimation, à la médecine d’urgence, avec toujours et avant tout le souci de l’humain. Il écrit : « Nos projets humanitaires ainsi que notre action sociale locale s’engagent à défendre la Vie par la formations en santé, la préservation de la dignité, et la défense de l’humanité. L’humanisme doit être couplé à l’action et chacun et chacune d’entre nous avons un rôle à jouer pour aider notre prochain ».

À Gaza, il dénonce les attaques de l’armée israélienne sur les Palestiniens. Il mène des missions sur place, où il est amené à constater les difficultés à soigner, l’afflux des blessés, l’absence de moyens, d’anesthésie…, et ce qui est le plus poignant pour un médecin, l’obligation de faire le tri parmi les blessés, mais, bien pire, se retrouver face à des blessés graves sans pouvoir les soigner par manque de moyens liés au blocus et des bombardements des hôpitaux par l’armée israélienne occasionnant dysfonctionnements et pénuries. Il témoigne des effets délétères de la guerre israélienne faite à Gaza, notamment la malnutrition, la famine touchant les plus faibles, les enfants.

Il y a les morts directs par les bombardements, les snipers, les obus de chars… et les morts indirects, notamment par la malnutrition, le blocus et le manque d’équipements médicaux, d’électricité, de fuel, d’eau potable et de nourriture saine, les épidémies consécutives au manque d’hygiène, les déchets, les eaux usées circulant en plein air, les gravats, les canalisations détruites, les maladies chroniques non soignées par manque de moyens et compte tenu de la destruction de l’offre de soins… Rappelons qui plus est, ce qui est un scandale absolu, que la presse et les médias internationaux sont toujours interdits à Gaza depuis 2023, tandis que les journalistes palestiniens sont ciblés et tués par Israël. Ce sont donc bien les humanitaires qui sont amenés à témoigner.

Il est profondément touché par les enfants en errance, surtout des orphelins ayant perdu père et mère et famille proche. On estime à plus de 17 000 enfants dans ce cas dramatique. Il fonde l’association HUSOME, une équipe d’humanitaires et crée des orphelinats, 35 enfants sont pris en charge. Les centres de soin d’HUSOME (5) tentent aussi de répondre à l’urgence sanitaire, distribution d’eau potable, lutte contre la dénutrition infantile, prise en charge médicale de base, sachant que plusieurs ONG sont actuellement interdites par l’occupant israélien car ont témoigné (MSF…). Mais face à l’ampleur de la crise, ces efforts peinent à contenir la catastrophe. Les besoins sont colossaux. Raphaël PITTI témoigne dans plusieurs médias, organise des galas caritatifs et des conférences afin de solliciter de l’aide et collecter des dons.

Gaza