En ce mercredi 27 mai, Saint-Dié-des-Vosges a de nouveau commémoré la Journée nationale de la Résistance devant le monument aux morts de la ville. Élus, représentants des associations patriotiques, porte-drapeaux et habitants se sont rassemblés pour rendre hommage aux femmes et aux hommes engagés contre l’occupation nazie et le régime de Vichy.
Le 27 mai 1943, date fondatrice de la Résistance unifiée
Le 27 mai renvoie à la création du Conseil national de la Résistance – CNR – menée sous l’impulsion de Jean Moulin en 1943. En pleine occupation, cette union avait permis de réunir des résistants venus de sensibilités politiques différentes, autour d’un même refus de la barbarie nazie et du régime de Vichy.
Des grandes figures aux résistants de l’ombre
Jean-Éric Denis, adjoint au maire, a donné lecture du message d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants. L’hommage s’adressait notamment à Lucie Aubrac, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, mais aussi aux anonymes de la Résistance : instituteurs, cheminots, ouvriers, agriculteurs ou étudiants qui ont agi, souvent loin de la lumière, contre l’oppression.
L’héritage des « Jours heureux »
Le programme du CNR, « Les Jours heureux », a également été associé à un héritage social et humaniste. La Sécurité sociale, l’accès à l’éducation, la culture pour tous et l’ambition d’une société plus juste figurent parmi les principes issus de cette période.
À l’heure où « la puissance du mensonge redevient une arme », l’esprit de la Résistance garde une résonance particulière. Il renvoie à un patriotisme « rationnel et lumineux », porté par des femmes et des hommes qui ont placé la liberté, la dignité humaine et la vérité avant leur propre existence.
Dépôt de gerbe, Marseillaise et salut aux porte-drapeaux
La cérémonie s’est poursuivie par un dépôt de gerbe des autorités, avant l’interprétation de La Marseillaise. Le traditionnel salut aux porte-drapeaux est venu conclure la commémoration déodatienne.




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