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mardi 15 septembre

Tarif préférentiel de l’énergie : les électriciens et gaziers vosgiens disent non à sa remise en cause

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Une mobilisation était organisée ce mardi 15 septembre dans le secteur de l’énergie. Dans les Vosges, des salariés d’Enedis et plus largement des industries électriques et gazières se sont réunis à l’occasion d’une conférence de presse sur le site Enedis situé 4 rue des Terres-Saint-Jean, à Jeuxey. Au cœur de leur mouvement : la défense du « tarif agent », un avantage historique dont la remise en cause inquiète fortement les personnels.

À l’appel de plusieurs organisations syndicales représentatives, dont la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFDT, les salariés du secteur de l’énergie ont été invités à se mobiliser partout en France. Dans les Vosges, cette journée devait permettre de faire entendre leur opposition à une éventuelle modification de leurs conditions tarifaires.

Le dispositif, instauré au lendemain de la création d’EDF en 1946, permet aux salariés statutaires des entreprises du secteur de bénéficier d’un tarif particulièrement avantageux sur leurs consommations de gaz et d’électricité. L’avantage concerne également les anciens salariés retraités des entreprises concernées.

Un avantage considéré comme un élément de rémunération

Pour les organisations syndicales, il ne s’agit pas d’un simple privilège accordé aux salariés. Le tarif agent est présenté comme un élément à part entière du statut des électriciens et gaziers, et donc comme une composante de leur rémunération.

Les syndicats dénoncent ainsi les projets visant à revoir ce dispositif et affichent leur volonté de préserver cet acquis. Ils parlent d’un « totem » et d’un avantage « non négociable ».

Cette contestation intervient alors que la Cour des comptes a demandé à l’État de revoir la manière dont est valorisé cet écart entre le tarif payé par les agents et le prix réel de l’énergie. Le gouvernement travaille actuellement sur ce dossier.

Un coût évalué à plusieurs centaines de millions d’euros

Selon les chiffres avancés par la Cour des comptes, le tarif agent représenterait environ 700 millions d’euros par an. Le dispositif bénéficierait aujourd’hui à quelque 140 000 salariés du secteur, ainsi qu’à près de 160 000 retraités.

Le niveau réel de l’avantage fait toutefois débat. La Cour des comptes estime que les agents règlent environ 2 % du tarif moyen de l’électricité et du gaz. Des représentants syndicaux contestent cette évaluation et évoquent plutôt une facture correspondant à environ 10 % de celle acquittée par un ménage.

Pour les salariés mobilisés, une modification importante du dispositif constituerait donc une perte de pouvoir d’achat et remettrait en cause un élément historique de leur statut.

Une journée d’action sans conséquence annoncée pour les usagers

La mobilisation de ce mardi concerne les salariés d’EDF, Enedis, GRDF, Engie et d’autres entreprises relevant des industries électriques et gazières.

À ce stade, les syndicats ne prévoient pas de perturbations majeures pour les usagers. La mobilisation doit surtout permettre de faire pression sur le gouvernement et d’ouvrir des discussions sur l’avenir du tarif agent.

Les organisations syndicales doivent désormais tirer le bilan de cette journée nationale et décider des suites à donner au mouvement. Dans les Vosges comme ailleurs, les salariés restent déterminés à défendre ce qu’ils considèrent comme un acquis majeur de leur statut.

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