Des villages entiers, des châteaux, des routes et même des voies ferrées ont disparu sous les eaux des barrages construits en France au XXe siècle. Derrière ces grands chantiers se cachent aussi les bouleversements vécus par les populations concernées, que le journaliste Gérard Guérit raconte dans son livre « La France des villages engloutis ». Publié en 2019 et rapidement épuisé, l’ouvrage vient d’être réédité aux Éditions Sutton.
Des témoignages sur les vallées englouties
Entre 1910 et les années 1980, la construction de nombreux barrages hydroélectriques a profondément transformé des régions françaises. Spécialiste de l’urbanisme, de l’architecture et de l’énergie, Gérard Guérit est allé à la rencontre de témoins de cette époque. Il retrace l’histoire de ces habitants qui peinaient à imaginer que leurs villages et leurs vallées puissent un jour disparaître sous les eaux. Si certaines communautés ont disparu, d’autres ont réussi à se reconstruire, notamment grâce au développement du tourisme.
Plusieurs sites du Grand Est sont évoqués dans l’ouvrage, notamment Pierre-Percée, à cheval entre la Meurthe-et-Moselle et les Vosges, ainsi que le lac du Der-Chantecoq, en Haute-Marne, et la Forêt d’Orient et le réservoir Aube, dans l’Aube.
Richement illustré de cartes et de photographies, ce livre de 232 pages revient sur un patrimoine englouti dont certains vestiges réapparaissent lors des vidanges de retenues d’eau. Cette réédition fait également écho au documentaire « Nos mémoires englouties », réalisé cette année par Yohann Benedetti, auquel Gérard Guérit a participé.
« La France des villages engloutis » est disponible en librairie, au prix de 27,90 euros.





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