Pub
S'abonner à la newsletter
Pub

mardi 30 juin

Épinal : un rassemblement citoyen devant le tribunal pour exiger une loi-cadre contre les violences

0 commentaire

0

Écouter cet article

Une trentaine de citoyennes et citoyens se sont réunis ce lundi soir devant le tribunal d’Épinal, place Edmond-Henry, pour rappeler l’urgence de lutter contre toutes les formes de violences, notamment les violences sexuelles et sexistes. Ce rassemblement s’inscrit dans la dynamique de l’appel national en faveur d’une loi-cadre ambitieuse visant à mieux prévenir, protéger et accompagner les victimes.

Déclaré en préfecture au nom de citoyennes, ce rendez-vous se veut avant tout un espace de mobilisation, de sensibilisation et de solidarité. Les participantes et participants ont partagé des lectures, des témoignages et des échanges autour d’une banderole participative qui sera désormais installée chaque lundi devant le tribunal d’Épinal.

Au cœur de cette banderole, des empreintes de mains colorées témoignent symboliquement de la présence des victimes. Chaque trace rappelle qu’au-delà des statistiques, ce sont des vies bouleversées, des proches, des collègues, des voisins. Chacun et chacune connaît, souvent sans le savoir, une personne concernée, qu’elle soit victime ou auteur de violences.

Les organisatrices souhaitent faire de ce rendez-vous un moment ouvert à toutes et tous. Les contributions sont les bienvenues : peinture, pinceaux, pancartes, affiches, jeux pour les enfants, prises de parole ou toute autre initiative permettant d’enrichir cette mobilisation citoyenne. Elles rappellent toutefois une ligne claire : refus de toute instrumentalisation politique des violences et opposition à leur récupération par le Rassemblement national.

À cette occasion, plusieurs chiffres marquants ont été inscrits collectivement sur la banderole afin de rappeler l’ampleur du phénomène :

  • 90 % des femmes en situation de handicap ont subi des violences ; elles sont quatre fois plus exposées aux violences sexuelles.
  • Un enfant est victime de violences sexuelles toutes les trois minutes en France.
  • La France est le 4ᵉ pays au monde pour les contenus pédocriminels en ligne.
  • 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite, principalement faute de preuves jugées suffisantes.
  • 70 % des enquêtes pour violences sexuelles ne comportent aucun acte technique d’investigation.
  • En milieu rural, le risque de féminicide est trois fois plus élevé.
  • 90 % des auteurs de violences sexuelles sur mineurs sont connus de l’enfant.

Au-delà de ces données, les participantes ont voulu rappeler un message simple : l’indignation ne suffit plus. Face à des violences qui traversent tous les milieux sociaux, toutes les générations et tous les territoires, elles appellent chacun et chacune à agir à son niveau, dans sa vie personnelle, professionnelle et citoyenne.

Le rendez-vous est désormais fixé chaque lundi, place Edmond-Henry, devant le tribunal d’Épinal, pour poursuivre cette mobilisation et maintenir la visibilité de cette cause qui concerne toute la société.

0 commentaire

Laisser un commentaire