Le président de la Région Grand Est, Franck Leroy, a salué la décision de l’Union européenne d’instaurer un droit de douane sur les petits colis importés, estimant qu’il s’agit d’une avancée attendue face à la concurrence des plateformes de commerce en ligne étrangères.
Pour l’élu, cette mesure répond à une demande de longue date : privilégier une réponse coordonnée à l’échelle européenne plutôt qu’une taxation nationale, jugée plus facilement contournable. Selon lui, cette décision constitue une bonne nouvelle à la fois pour les consommateurs, les entreprises européennes et le fonctionnement du marché intérieur, en rétablissant des conditions de concurrence plus équitables entre les plateformes de vente en ligne et les différents aéroports européens.
Franck Leroy considère toutefois que cette initiative ne doit représenter qu’une première étape. Il plaide pour un renforcement des mesures à l’encontre des plateformes telles que Temu ou Shein, qu’il accuse de commercialiser des produits fabriqués dans des conditions sociales et environnementales qui ne répondent pas aux exigences européennes.
Le président de la Région Grand Est souligne également que de nombreux produits importés ne respecteraient pas les normes européennes en matière de sécurité, de qualité ou de composition. Une situation qui, selon lui, pénalise les commerçants, artisans et industriels locaux tout en faisant peser des risques sur les consommateurs et en favorisant une augmentation des déchets liés à la consommation de produits à bas coût.
À ses yeux, les produits qui ne satisfont pas aux normes européennes ne devraient plus pouvoir accéder au marché communautaire. Il estime que le poids économique de l’Union européenne, forte de près de 450 millions de consommateurs, constitue un levier suffisant pour imposer le respect de ses standards plutôt que de s’adapter à ceux de ses partenaires commerciaux.
En conclusion, Franck Leroy défend une politique commerciale plus exigeante. Pour lui, le libre-échange ne doit pas se transformer en un moyen de contourner les règles européennes. Il appelle ainsi l’Union européenne à protéger davantage ses citoyens, soutenir ses entreprises et faire respecter ses normes, au nom de la souveraineté économique, de l’équité et de la responsabilité.


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