Les automobilistes français pourraient devoir composer avec une nouvelle augmentation du coût des carburants dans les prochaines années. Une réforme européenne destinée à renforcer la fiscalité sur les énergies fossiles devait initialement entrer en application en 2027. Son calendrier a finalement été repoussé à 2028.
Ce décalage apporte un peu d’air aux conducteurs, mais il ne change pas le fond du dossier. Pour l’association 40 millions d’automobilistes, cette échéance repoussée ne constitue qu’un sursis avant l’arrivée d’une nouvelle charge fiscale.
Une hausse qui pourrait atteindre 15 centimes par litre
L’une des principales inquiétudes concerne la répercussion de cette nouvelle fiscalité sur le prix payé dans les stations-service. L’association évoque une augmentation potentielle comprise entre 10 et 15 centimes par litre.
Pour un automobiliste qui fait régulièrement le plein, la différence pourrait rapidement peser sur le budget consacré aux déplacements. Les ménages dépendants de leur voiture pour travailler ou effectuer leurs trajets quotidiens seraient particulièrement concernés.
Le report à 2028 permet donc d’éviter une application immédiate de cette mesure, mais la perspective d’une hausse reste d’actualité.
Les taxes représentent déjà une part importante du prix
Cette future fiscalité intervient dans un contexte où les carburants sont déjà fortement taxés en France. Le montant réglé à la pompe ne correspond pas uniquement au coût du pétrole et à celui de sa transformation et de sa distribution.
TVA, accises et autres prélèvements constituent une part importante du prix final. Selon 40 millions d’automobilistes, près de 60 % de la somme payée par le consommateur serait liée aux taxes et prélèvements.
L’association considère ainsi qu’avant d’ajouter une nouvelle contribution, il serait nécessaire de s’interroger sur le niveau actuel de taxation des carburants.
Les automobilistes restent sous pression
Le report de la réforme européenne constitue donc un répit, mais pas une remise en cause. À terme, les conducteurs pourraient voir leur facture augmenter alors que les dépenses liées à l’automobile représentent déjà un poste important pour de nombreux foyers.
Pour 40 millions d’automobilistes, cette nouvelle fiscalité risque ainsi de devenir une nouvelle source de pression sur le budget des Français, particulièrement pour ceux qui ne disposent pas d’alternative à la voiture.


7 commentaires
Cosfox
La France est un pays de taxes et en voici une nouvelle preuve.
LM88
Nos élites ont fait fumer le peu de cerveau qui encombre leur boîte crânienne : une TAXE !
Qu’on asujettira à la tva.Et pourquoi pas une surtaxe sur cette taxe ?!
Il y aurait des économies à faire en fixant la rémunération de tous les élus au Smic. Afin qu’ils ne soient plus hors sol et se rendent compte de ce qu’est la vraie vie.
On peut toujours rêver..
Pierre Michel
La France devrait pas l’appliquer vue que l’obligation européenne est de 37 centimes euros minimum !
villemin
l’Europe commence vraiment a nous les casser eux avec les écolos vont mettre la France et d’autres pays dans une merde pas possible
Bertrand gaidot
Le gouvernement fera en d augmentation du gasoil et differentes sortes d essence aux consommateurs pour les inciter à rouler avec des véhicules hybride ou électriques pour qu il n y ait plus de véhicules au gasoil ou à essence. Mais tous les budgets de chaque ménage n ont pas les moyens de changer de véhicule pour avoir un crédit à la consommation et s endetter
Alpo
Je pense qu’il va être nécessaire de se rebeller afin que cesse ce mépris que cultive nos aristocrates républicain. Des taxes supplémentaires afin de continuer à remplir le tonneau des Danaïdes et leur assurer leurs privilèges. Une honte!
Remy
Les gros consommateurs comme le transport routier et le monde agricole sont énigmatiquement silencieux.
Les ouvriers, les employés, le monde rural souffrent en silence, corvéables et écrasés par les taxes.
Le privilège parisien, socialo-nanti du 6ème et alentours nous cache-t-il quelque chose ?
Que fait la Lucet ?
C’est son boulot ça !
Que fait la gauche ?
C’est son boulot ça !
Que font les syndicats ?
C’est leur boulot ça !
Que font les élus de la représentation nationale ?
C’est leur boulot ça !
Rien, moins que rien.
Et dire qu’on trouve encore des satisfaits.
(Qui ne connaissent pas le pasteur Martin Niemöller, ils gagneraient du temps)