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mercredi 28 octobre

Concerts Classiques d’Epinal : Les compositrices à l’honneur

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Trio_Crédit_Photo_Matheo de Fina

Le troisième concert de la saison des Concerts Classiques d’Epinal mettra à l’honneur quatre compositrices (Mel Bonis, Lili et Nadia Boulanger, Graziela Bacewicz et Kelly-Mary Murphy).

Musique de chambre – Les compositrices

Dimanche 15 novembre 2026 – 17h

La Louvière

 

Elise Bertrand, violon

Gaspard Thomas, piano

Jérémy Garbarg, violoncelle

 

Suzanne Gervais de France Musique, présentation

 

MEL BONIS (1858-1937)

« Soir et Matin » opus 76                                                                    09’

 

LILI BOULANGER (1893-1918)

« D’un soir triste »                                                                               08’

« D’un matin de printemps »                                                                05’

 

NADIA BOULANGER (1887-1979)

Trois pièces pour violoncelle et piano                                              07’

 

GRAZYNA BACEWICZ (1909-1969)

Partita pour violon et piano                                                               15’

 

KELLY-MARIE MURPHY (1964)

« Give Me Phoenix Wings To Fly »                                                    15’

 

Texte Programme

 

Ce concert s’attache à mettre en lumière le talent et la singularité de compositrices s’étant particulièrement illustrées dans la musique de chambre pour violon, violoncelle et piano lors du 20ème siècle.

 

MEL BONIS

« Soir et Matin » opus 76

Au début du 20ᵉ siècle en France, la musique de chambre se développe dans un climat artistique marqué par la recherche de couleurs et de raffinement sonore. L’écriture de Mel Bonis s’inscrit dans cette esthétique proche de compositeurs comme Gabriel Fauré et Claude Debussy, mêlant lyrisme romantique et harmonies délicates. « Soir et Matin », son diptyque pour trio avec piano composé vers 1907, est une pièce de caractère qui oppose deux atmosphères complémentaires : la douceur contemplative de la nuit et la fraîcheur lumineuse de l’aube.

 

LILI BOULANGER

« D’un soir triste »

« D’un matin de printemps »

Seulement dix ans après, et peu avant de disparaître, en 1918, Lili Boulanger compose deux pièces que l’on ne peut comprendre l’une sans l’autre, même s’il est possible de les exécuter séparément : D’un soir triste et D’un matin de printemps. Elles dépeignent les deux versants psychologiques de la compositrice – tout comme le titre de l’une de ses mélodies « Elle est gravement gaie ». Malgré leurs caractères opposés, les deux morceaux partagent le même rythme à trois temps, la même couleur harmonique modale et surtout le même thème générateur. La matière foisonnante de cette musique a naturellement amené Boulanger à orchestrer les deux pièces l’année suivante.

 

NADIA BOULANGER

Trois pièces pour violoncelle et piano

Modéré

Sans vitesse et à l’aise

Vite et nerveusement rythmé

Les Trois pièces pour violoncelle et piano de sa sœur Nadia Boulanger, composées vers 1914, témoignent de son talent de compositrice avant qu’elle ne devienne surtout célèbre comme pédagogue. Ces trois épisodes, très contrastés, reflètent le climat artistique parisien d’avant la Première Guerre mondiale, propice aux expérimentations et à la naissance de nouvelles esthétiques.

 

GRAZYNA BACEWICZ

Partita pour violon et piano

Preludium. Grave

Toccata. Vivace

Intermezzo

Rondo. Presto

Autre œuvre phare d’une compositrice de l’après Deuxième Guerre mondiale cette fois-ci, la Partita pour violon et piano de Grażyna Bacewicz, composée en 1955, s’inscrit dans une période marquée par un renouveau de la musique contemporaine. Violoniste virtuose et compositrice, Bacewicz y met en valeur le dialogue énergique entre les deux instruments. La pièce en quatre mouvements combine des éléments néoclassiques — inspirés des formes anciennes comme la partita baroque — avec un langage harmonique moderne. À cette époque, de nombreux compositeurs d’Europe centrale cherchent à concilier tradition et modernité malgré le contexte politique du bloc soviétique.

 

KELLY-MARIE MURPHY

« Give Me Phoenix Wings To Fly »

En 1997, la compositrice canadienne Kelly-Marie Murphy compose son trio « Give me phoenix wings to fly », en trois mouvements. Sa musique s’inspire notamment des vers de John Keats « Mais quand je serai consumé par les flammes, Donnez-moi de nouvelles ailes de phénix pour voler à ma guise ».

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