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mercredi 01 avril

Liaison douce Gérardmer – Bruyères : un moment historique !

Les communautés de communes ont procédé à la signature de la convention d’occupation temporaire avec la SNCF

6 commentaires

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Virginie Grmillet, Marie-Véronique Gabriel et Stessy Speissmann ont signé cette convention d’occupation temporaire.

La présidente de la communauté de communes Bruyères Vallons des Vosges (CCB2V) et son homologue de la communauté de communes Gérardmer Hautes Vosges (CCGHV) se sont réunis à Granges-Aumontzey afin de procéder à la signature de la convention d’occupation temporaire avec la SNCF. Convention qui concerne le linéaire de l’ancienne ligne ferroviaire 063 000 Laveline-devant-Bruyères/Gérardmer.

« Un moment historique », précisait David Valence, président de la commission transport représentant de la région Grand Est qui a suivi de près ce projet de création d’un aménagement cyclable reliant Gérardmer et Bruyères. En effet, cette convention qui acte la mise à disposition de la ligne signe en quelque sorte « l’aboutissement de ce beau projet et un planning respecté afin de pouvoir passer le relai aux prochaines équipes municipales et communautaires », ajoutait quant à lui Frédéric Thomas, maire de Granges-Aumontzey. Enfin, cette signature va notamment permettre aux communautés de communes de faire réaliser les études environnementales nécessaires, et notamment l’étude faune-flore 4 saisons. (…) Je tiens à remercier l’ensemble des collectivités locales impliquées dans ce projet, et un grand merci à David Valence, notamment pour son soutien précieux concernant la friche Lacroix, il a appuyé notre démarche d’étude pré-opérationnelle pour renaturaliser le site.

Une nouvelle étape est donc franchie avec cette signature qui marque concrètement le lancement de cette liaison douce qui est « également un projet de mobilité du quotidien, et pas uniquement un projet touristique ou de loisirs », a déclaré David Valence. Ce dernier a rappelé que l’État et la région Grand Est (premier financeur du projet) suivent ce dossier qui fait partie des trois grands projets structurants du territoire en matière de mobilité cyclable. C’est donc avec un enthousiasme bien légitime que Virginie Gremillet, présidente de la CCB2V, et Stessy Speissmann Mozas, président de la CCGHV, ont rejoint Marie-Véronique Gabriel, directrice territoriale SNCF immobilier, afin de procéder à la signature de la convention d’occupation temporaire. Les deux présidents qui voient déjà plus loin, avec une voie qui pourrait poursuivre son chemin vers Épinal, et plus encore…

 

 

 

david valence

Frederic thomas

liaison douce

Stessy Speissmann Mozas

Virginie Gremillet

Voie verte de la vallée de la vologne

6 commentaires

  • Avatar du commentaire numéro 26733

    LG

    « Convention d’occupation temporaire »…. pourquoi ? par qui ? comment ? temporaire ?
    j’ai toujours pas compris…

    • Avatar du commentaire numéro 26735

      QG

      La SNCF met à disposition des 2 comm’ comm’ les 16 km de la ligne ferroviaire via une convention qui permettra de réaliser l’étude , cad pendant un an. La durée de la convention de transfert de gestion n’est pas fixe.

      Elle est définie entre la SNCF et la collectivité. Néanmoins elle opère sur un pas de temps long.

      20 ans et plus. Elle permettra donc de faire la phase travaux et la phase d’exploitation avec des utilisateurs sur la voie cyclable

  • Avatar du commentaire numéro 26737

    NATURE LLEMENT

    Préserver l’avenir sans renoncer au présent

    Le développement d’une voie verte dans la vallée de la Vologne entre Bruyères et Gérardmer est une excellente initiative. Les mobilités douces répondent aux attentes environnementales, favorisent le tourisme et améliorent la qualité de vie des habitants. Personne ne conteste cet objectif.

    Mais faut-il pour autant démanteler définitivement la voie ferrée reliant Gérardmer à Laveline-devant-Bruyères ?

    La question n’est pas idéologique. Elle est technique, économique et stratégique.

    1. Une infrastructure ferroviaire est un capital public

    Une voie ferrée existante représente un investissement considérable déjà réalisé : terrassements, ouvrages d’art, ballast, emprises foncières sécurisées. La valeur de reconstitution d’une telle infrastructure se chiffre en millions d’euros par kilomètre.

    Détruire cette base revient à perdre un capital public difficilement reconstituable. À l’inverse, préserver l’emprise permet de garder ouverte l’option d’une remise en service, même progressive.

    2. Le coût comparé : démanteler aujourd’hui, reconstruire demain ?

    Un investissement de plus de 6 millions d’euros pour le démontage et l’aménagement définitif pose une question simple : combien coûterait, dans 10 ou 20 ans, la recréation d’une liaison ferroviaire si le besoin se faisait sentir ?

    L’expérience montre qu’une reconstruction complète coûte bien davantage qu’une réhabilitation d’infrastructure conservée. Une plateforme maintenue, même non exploitée, réduit considérablement les coûts futurs.

    En matière d’aménagement du territoire, la réversibilité est une garantie économique.

    3. Les évolutions technologiques changent la donne

    Les lignes secondaires ne sont plus condamnées par principe. Les matériels légers, trains à batteries, solutions hydrogène ou tram-train permettent aujourd’hui une exploitation à coûts maîtrisés, avec des charges d’infrastructure réduites.

    Plusieurs régions en France expérimentent ces solutions sur des lignes de desserte fine du territoire. À l’étranger, notamment en Suisse, le maintien d’un maillage ferroviaire dense constitue un choix stratégique : mobilité quotidienne, attractivité résidentielle, désenclavement touristique.

    Pourquoi rendre impossible, ici, ce que d’autres considèrent comme un atout ?

    4. Tourisme et ferroviaire ne sont pas opposés

    Une voie verte attire des cyclotouristes.
    Un train régional attire des visiteurs sans voiture, des familles, des seniors, des scolaires.

    Les deux peuvent être complémentaires. Dans plusieurs territoires, des aménagements réversibles ont permis d’installer une voie douce tout en conservant la possibilité ferroviaire. Ce modèle mérite au minimum une étude comparative sérieuse.

    5. Une décision irréversible engage plusieurs générations

    L’enjeu dépasse le mandat actuel des élus. Il s’agit d’un choix structurant pour 30 ou 50 ans.

    Nos prédécesseurs ont construit cette ligne avec une vision d’avenir. Allons-nous, en une décision, rendre toute réactivation impossible ?

    Oui à la voie verte.
    Oui aux mobilités douces.
    Mais oui aussi à la préservation d’un outil stratégique.

    Une collectivité responsable n’oppose pas les usages : elle conçoit des solutions évolutives, compatibles avec l’avenir.

    Avant de démanteler, étudions toutes les alternatives.
    Ce qui est détruit aujourd’hui pourrait manquer cruellement demain.

  • Avatar du commentaire numéro 26771

    Defranould Eric

    100% d’accord avec Naturellement il est primordial de penser aux générations futures.
    Eric Defranould

  • Avatar du commentaire numéro 26778

    Usagers des transports vosgiens

    Aujourd’hui, Gérardmer est la quatrième ville des Vosges, et la première non desservie par le train. On évoque souvent cette desserte ferroviaire par une vision passéiste (c’était mieux avant) ; alors que le train, c’est une vision d’avenir. Les chiffres le montrent : le train n’a jamais transporté autant de monde qu’aujourd’hui, en tout cas depuis que les statistiques existent. Entre 2019 (avant COVID) et 2024, c’est un bon de 30%. Là où il y avait 100 personnes dans un train, il y’en a aujourd’hui plus de 130. Et cela concerne tous les trains : TGV, Intercités, TER, Transilien.
    Les Français ne s’y trompent pas : le meilleur moyen de faire du report modal, d’allier économie et écologie (développement durable si vous préférez), c’est le ferroviaire. Dans toutes les grandes agglomérations, des projets ont lieu pour renforcer le ferroviaire (ce sont les projets SERM) : desserte cadencée aux 15 ou 30 minutes autour de ces agglomérations.
    Aujourd’hui, le grand projet mobilité à Gérardmer concerne la reconversion de la ligne ferroviaire reliant Gérardmer à Laveline devant Bruyères, et donc plus loin, à Bruyères, Epinal, Saint Dié, Nancy, Strasbourg …
    Alors, oui, en faire un cheminement doux est tentant. Mais ce n’est pas l’avenir. C’est condamner à long terme l’attractivité touristique et économique de Gérardmer.

  • Avatar du commentaire numéro 26838

    Marc

    Bien nous sommes contraints de nous contenter d’une voie verte…😵‍💫
    Et apparemment cela pourrait encore durer pour les générations futures !
    Bref honnêtement cela fait longtemps que la demande du train existe et nos élus n’ont pas réellement assimilés qu’une voie verte est attendue oui mais pas pour détruire la liaison ferroviaire, celle ci pouvant être réalisée ailleurs, pour être complémentaire .
    Un responsable transport, qui propose un chemin pour la mobilité en vélo !! 😂 et un maire qui prônant le retour du train a son arrivé a la mairie, le monde tourne a l’envers.

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