Ce lundi avait lieu la réunion de démarrage de l’étude globale « gestion de la ressource en eau » menée par la CCGHV et le syndicat mixte de Blanchefontaine qui, au-delà de l’aspect technique et rationnel du projet, souhaitent insister sur la nécessité de le mener en concertation avec l’ensemble des partenaires, des collectivités et des citoyens du territoire concerné.
Partager des connaissances & construire collectivement des solutions
En effet, pour reprendre les mots de Damien Descoups, vice-président de la CCGHV en charge du cycle de l’eau, la concertation sera une des clés essentielles de la réussite de cette étude dont l’importance est capitale. Que ce soit pour élargir la réflexion, mais aussi pour partager le constat et les solutions envisagées, il apparaît
indispensable de soigner ce volet : « C’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait appel à un bureau d’études technique et à un bureau d’études dédié à la concertation pour que cela ne reste pas qu’un joli mot, mais débouche sur des actions concrètes. Il y aura notamment des ateliers participatifs, des visites de sites, etc. », précise ainsi
l’élu, qui a mené cette première réunion en compagnie d’Elsa Molina, directrice de la régie eau & assainissement de la communauté des communes.
Aboutir à des conclusions précises
Et d’ajouter : « Nous devrons prendre en compte l’agriculture, le tourisme, l’industrie, les usages privés. (…) C’est un petit territoire, c’est pour ça que nous voulons aboutir à des conclusions précises qui nous permettront d’évaluer, à travers cette étude globale, comment et combien investir en tenant compte du fonctionnement du milieu actuel et futur ». La directrice de la régie qui a également insisté sur le fait qu’il s’agira d’une étude « ressources-besoins » et non l’inverse : « Ce sera le mantra de l’étude, de la réflexion globale ». À noter que l’étude se divise en deux parties distinctes : le schéma directeur d’eau potable, et le HMUC (hydrologie, milieu, usages, climat) qui dressera le bilan des pressions exercées sur la ressource en eau : elle permettra notamment de définir quel volume est prélevable tout en garantissant un fonctionnement normal des milieux aquatiques. Ces deux études seront bien sûr accompagnées par le volet « concertation » qui sera mené tout au long de l’étude et qui sera essentiel à la réussite de cette dernière.
L’étude globale se veut donc la plus concrète et la plus utile possible : elle constituera le socle d’une réflexion collective visant à rechercher un équilibre durable entre les ressources en eau et les usages sur le territoire, en anticipant l’impact du changement climatique. Si le temps presse, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation sur un sujet et des enjeux aussi forts. Damien Descoups a ainsi précisé que cette étude prospective qui concerne tous les usagers du territoire devrait s’étendre sur une durée de trois ans environ. Des points étapes seront régulièrement réalisés afin d’informer et d’impliquer la population du territoire
Chiffres-clés :
3 : les seuls lacs naturels de montagne du massif des Vosges sont situés sur notre territoire
9 communes sur le territoire de l’étude
47 : nombre de points de prélèvement d’eau pour la production d’eau potable sur les 9 communes
300 kilomètres de réseaux d’eau potable sur le périmètre de l’étude
10 000 : le nombre d’abonnés sur les 9 communes
890 000 : le nombre de mètres cubes consommés en 2025 sur le périmètre de l’étude
2023 : date de la prise de compétence eau et assainissement par la CCGHV
2 études complémentaires menées de front : SDAEP et HMUC
36 mois, la durée estimée de l’étude globale





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