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mardi 09 juin

Réunion publique – « La mort confisquée : pour le droit de choisir une fin de vie qui nous ressemble »

Vendredi 12 juin 15 h 00 -18 h 00

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Réunion publique vendredi 12 juin de 15 h 00 à 18 h 00
Mairie de Gérardmer – Salle d’Armes

« La mort confisquée : pour le droit de choisir une fin de vie qui nous ressemble »

En présence d’Elsa Walter, vice-présidente de l’ADMD, de David Thiriat (MGEN Grand Est), de Luc Neuhauser (Président de la Libre Pensée 88), et de la déléguée départementale ADMD 88, Véronique Mathieu.
Séance de dédicace à l’issue de la réunion par Elsa Walter de son livre « La mort confisquée »,
en partenariat avec la librairie de Gérardmer « La Libraire ».

Présentation du livre d’Elsa Walter par Christian Eyschen, secrétaire général de la FNLP

Le sous-titre de ce livre de nos amis de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité résume bien le propos : « Pour le Droit de choisir une fin qui nous ressemble ». Il est le produit de deux plumes, l’une d’une visiteuse bénévole en cancérologie « qui accompagne la souffrance », Elsa Walter qui est aussi vice-Présidente de l’ADMD et l’autre de François Blot, médecin spécialisé en réanimation médicale « qui soigne la souffrance ». Ils ont tous les deux côtoyé la souffrance et la mort et c’est fort de cette expérience qu’ils nous donnent leurs points de vue sur la Fin de vie.

 

Comme toujours dans ce type d’ouvrages sur ce sujet, les témoignages donnés sont bouleversants et prennent aux tripes, mais ce n’est pas du « voyeurisme », mais l’expression des preuves pour conférer à ce nouveau Droit de l’Homme à conquérir une intense dignité et témoignent une empathie profonde pour l’Humanité souffrante : décider de sa Fin de vie en être libre, dont on doit respecter la volonté.

 

L’ouvrage pose une question fondamentale, qu’aucun faux débat et vrai subterfuge ne peut occulter : pourquoi cela serait-ce ceux qui ne sont pas confrontés dans leur chair propre qui devaient décider à la place des personnes directement concernées ?  Les auteurs mettent très bien en évidence pour la dénoncer : il y a comme une sorte de cléricature de pouvoirs médicaux, religieux, politiques, sociaux et voire familiaux qui s‘arroge le Droit de décider pour les autres.

 

D’où vient cette légitimité usurpatrice ? Le plaidoyer des auteurs est clair : la règle intangible doit être le respect absolu des Directives anticipées qui sont suffisamment encadrées pour montrer clairement la volonté de celles et ceux qui veulent que leurs volontés soient le « Seul Juge de Paix » en la matière concernant leur vie et leur mort.

 

C’est en cela que la revendication du Droit de décider de Mourir dans la Dignité, Droit décidé et exercé par la seule personne concernée, est un Droit démocratique, il s’agit du respect de l’autonomie individuelle et aussi profondément laïque, car aucune force dite « Supérieure » ne doit vous dicter votre conduite, car « l’Homme doit être la mesure de toute chose » (Protagoras) Il s’agit bien du respect intégral de la Liberté de conscience. C’est pourquoi l’ADMD est toujours aux côtés de la Libre Pensée pour défendre la Laïcité, c’est la substance même de son existence.

 

Si la Laïcité n’est pas une Philosophie, à côté d’autres conceptions métaphysiques ou autres, elle a pourtant des profonds fondements philosophiques. Et cet ouvrage montre, avec force d’arguments pensés, cette puissance de réflexion philosophique qui est le fondement de cette revendication, qui n’est pas « consumériste et libertarienne », comme beaucoup de mandarins et de clercs de toutes sortes lui en font le reproche, mais au contraire profondément démocratique et laïque avec des bases solides. Ce livre est un véritable Argumentaire de fond qu’il faut absolument lire, et c’est très bien écrit de surcroît.

 

Parmi les grandes questions philosophiques abordées dans cet ouvrage, celle de : « A-t-on le droit de mentir aux personnes ? » n’est pas la moindre. La fausse opposition « Soins palliatifs/Suicide assisté » est réduite à néant aussi par les éléments statistiques donnés : Aux Pays-Bas qui ont une loi assez correcte sur l’Euthanasie (littéralement « la bonne mort »), elle a permis, tout au contraire, un véritable développement des soins palliatifs. En France, un recensement sur 800 établissements montre que malgré des soins palliatifs, où ils existent, 34% des personnes prises en charge maintiennent leur volonté d’arrêter là leur chemin.

Christian Eyschen

Elsa Walter

La libre Pensée 88

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