Après cinq jours d’itinérance sur la Moselle, douze jeunes de la Maison de la Culture et des Loisirs (MCL) de Gérardmer ont présenté, vendredi 17 juillet, le documentaire qu’ils ont eux-mêmes réalisé au cours de leur séjour. Une restitution qui a permis de revenir sur une aventure collective mêlant mobilité douce, sensibilisation à l’environnement et initiation aux techniques audiovisuelles.
Du rire, des souvenirs, quelques anecdotes parfois épiques et beaucoup de fierté. Vendredi 17 juillet, le foyer-bar de la MCL de Gérardmer a accueilli la projection en avant-première de « La caravane fluviale, Film monté avec Pierre Médy et Fanny, aventure, écologie et ciné-nature », un documentaire retraçant le séjour itinérant vécu par douze jeunes âgés de 10 à 14 ans.
Cette restitution est venue conclure un projet mené du 6 au 10 juillet, dans la continuité des séjours coopératifs organisés chaque été par la MCL. Après une itinérance à vélo en 2024 puis un projet autour de l’attelage et du cirque en 2025, l’équipe d’animation avait choisi cette année la mobilité douce en canoë-kayak sur la Moselle. L’objectif restait inchangé : faire des jeunes les véritables acteurs de leurs vacances, de leurs apprentissages et de leur vie collective.
Une aventure adaptée aux conditions exceptionnelles
Encadrés notamment par les animatrices Camille et Fanny, les participants ont descendu la Moselle entre Saint-Nabord et Golbey. Un itinéraire préparé de longue date avec Vosges Canoë afin de garantir la sécurité du groupe et d’adapter le parcours aux capacités des jeunes.
Mais la nature en avait décidé autrement. La canicule et un niveau d’eau historiquement bas ont contraint les organisateurs à revoir régulièrement le programme. Grâce à l’expertise de Vosges Canoë, le parcours a été ajusté au fil des journées.
À plusieurs reprises, les embarcations n’ont d’ailleurs plus pu flotter. Les jeunes ont alors dû descendre des canoës pour les pousser sur les galets avant de reprendre leur navigation. Une situation inhabituelle qui a nécessité endurance, patience et solidarité.
Au fil des cinq jours, les participants ont également pris en charge l’installation des bivouacs et l’organisation de la vie quotidienne, faisant preuve, selon les encadrants, d’une remarquable capacité d’adaptation.
Nettoyer la rivière… et raconter l’aventure
Le séjour reposait sur une double ambition. La première était environnementale. Dès le départ, le SICOVAD s’était associé au projet en fournissant le matériel nécessaire au ramassage des déchets — pinces, sacs de tri et pesons — tout en sensibilisant les jeunes aux bons gestes. Chaque journée a ainsi été ponctuée d’opérations de dépollution des berges et de la rivière. Le poids total des déchets collectés a été dévoilé lors de cette soirée de restitution. La seconde dimension était artistique. Chaque soir, après les efforts de la journée, les jeunes relevaient des défis vidéo et découvraient les bases du tournage et du montage sur smartphone, accompagnés par Pierre Médy et l’équipe d’animation. Ces séquences ont donc donné naissance au documentaire projeté devant les familles et les proches.
La soirée s’est prolongée autour d’un moment convivial qui a permis au public d’échanger directement avec les jeunes aventuriers, heureux de partager cette expérience hors du commun. Une aventure qui semble déjà avoir fait naître de nouvelles envies. Les participants ont d’ores et déjà lancé une idée pour l’été prochain : partir cette fois en rafting, avec un nouveau défi solidaire en tête, celui de collecter des aliments destinés aux animaux.







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