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vendredi 11 septembre

70 ans du Toit Vosgien : du logement d’après-guerre au cap de la neutralité carbone

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Le directeur général du Toit Vosgien Patrick Schmitt lors de sa prise de parole.

Le Toit Vosgien souffle ce vendredi 11 septembre ses 70 bougies. Pour marquer cet anniversaire, le bailleur social déodatien réunit partenaires, administrateurs et collaborateurs à la salle Carbonnar, à Saint-Dié-des-Vosges, pour une journée festive et conviviale. Créé en 1956 sous l’impulsion d’André Colin, alors président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Dié-des-Vosges, l’organisme accompagne depuis sept décennies l’évolution du logement social sur le territoire.

De 1956 au virage du bois en 2000

À sa création en 1956, dans l’après-guerre, le Toit Vosgien répond à un besoin de logements pour celles et ceux qui viennent travailler dans les vallées vosgiennes. Aujourd’hui Entreprise Sociale de l’Habitat, il reste piloté par un conseil d’administration et rend compte à l’assemblée de ses actionnaires.

Jusqu’au 27 septembre 2010, le Toit Vosgien est piloté par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Dié-des-Vosges. À cette date, afin de préserver son autonomie, la Ville de Saint-Dié-des-Vosges acquiert la majorité absolue des actions, sous le mandat de Christian Pierret.

Un premier virage intervient en 2000. Sous la direction générale de Jean-Marc Gremmel, le Toit Vosgien livre, au 51 rue d’Hellieule, son premier immeuble associant une ossature bois et une isolation biosourcée. Cette orientation se poursuit avec la Résidence Jules-Ferry en 2014, puis avec la Résidence Carnot cette année.

En 2016, priorité à la rénovation

En 2016, alors que David Valence est maire de Saint-Dié-des-Vosges, le constat d’un marché local du logement détendu conduit à privilégier un vaste programme de rénovation du patrimoine ancien. Le principe consiste notamment à transposer aux bâtiments existants les techniques développées pour les constructions neuves, avec l’objectif de réduire les charges locatives tout en améliorant le confort.

L’isolation devient un élément central de cette stratégie, aussi bien par son épaisseur que par la qualité de sa mise en œuvre et le traitement des ponts thermiques. Cette approche vise également à mieux protéger les logements contre les fortes chaleurs estivales.

La Résidence Carnot, nouvelle vitrine du Toit Vosgien

Cette continuité s’est concrétisée début juin avec l’inauguration de la Résidence Carnot, à Saint-Dié-des-Vosges. Construite quai Sadi-Carnot sur deux anciennes friches, elle compte 27 logements locatifs sociaux et constitue aujourd’hui la nouvelle vitrine technique du Toit Vosgien.

Le bâtiment associe une structure bois à une isolation en paille hachée. Sa conception repose sur une enveloppe particulièrement isolée et étanche, complétée notamment par des pompes à chaleur, la récupération de chaleur sur les eaux grises, une ventilation double flux à haut rendement et des sondes géothermiques intégrées aux fondations. L’ensemble vise un niveau de performance énergétique passif, avec un chauffage et une production d’eau chaude décarbonés.

« Un ancrage local, une capacité d’innovation et une proximité réelle »

« 70 ans, ce n’est pas seulement un anniversaire. C’est une histoire partagée, une histoire de territoire, une histoire faite de rencontres, d’engagements, de projets et, surtout, de femmes et d’hommes qui ont toujours cru à l’utilité du logement social dans nos vallées vosgiennes. […]

En 70 ans, le Toit Vosgien a profondément évolué. Il a changé d’échelle, enrichi son patrimoine, développé ses compétences et renforcé sa place d’acteur incontournable de l’habitat social dans les Vosges. Mais il a surtout gardé ce qui fait sa force : un ancrage local, une capacité d’innovation et une proximité réelle avec les besoins du territoire. […]

Aujourd’hui, les enjeux sont immenses : transition énergétique, adaptation climatique, vieillissement de la population, pouvoir d’achat, qualité de service, attractivité de nos communes. Face à ces défis, notre responsabilité est claire. A savoir continuer à produire et à réhabiliter des logements utiles, performants et accessibles, tout en restant proches de celles et ceux qui les habitent. » a souligné Patrick Schmitt, directeur général du Toit Vosgien, dans sa prise de parole.

2 320 logements dans 33 communes

Au 1er janvier 2026, le patrimoine du Toit Vosgien compte 2 320 logements répartis dans 33 communes, hébergeant près de 4 000 personnes. Le bailleur emploie 30 collaborateurs. En 2025, 245 logements ont été attribués.

Le Toit Vosgien prévoit par ailleurs 96 millions d’euros d’investissements sur la période 2025-2034. Le 5 décembre 2023, il avait obtenu le label Quali’HLM, qui porte sur la qualité de service apportée aux locataires.

La neutralité carbone à l’horizon 2050

Après le virage de la construction bois et biosourcée engagé en 2000 puis celui des rénovations à partir de 2016, le Toit Vosgien poursuit l’adaptation de son patrimoine aux enjeux de la transition écologique. Son objectif est désormais d’inscrire son parc dans la stratégie nationale bas carbone, avec la neutralité carbone à l’horizon 2050, tout en maintenant comme priorité la réduction des charges supportées par les locataires.

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