
Bilan des marchés de l’hiver, entre les artisans-exposants et François Pereira, président de l’association des commerçants de Gérardmer, ce vendredi 6 mars.
Après plus de trois mois d’animations, les chalets de Noël se démontent, place du Vieux Gérardmé. Et si le bilan est plutôt satisfaisant côté marché de Noël, la nuance est palpable sur la viabilité économique et logistique du Village Après-Ski. Le point avec François Pereira, président de l’association Gérardmer Animation.

Depuis six ans, l’artisan Geoffrey Bardot vend des tartes flambées sur les marchés de l’hiver, place du Vieux Gérardmé. Il y réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaire annuel.
« Je réalise la moitié de mon chiffre d’affaires de l’année rien que sur le marché de Noël et de l’Après-Ski de Gérardmer » explique Geoffrey Bardot, gérant de la maison éponyme, spécialisée en tartes flambées artisanales. Pourtant, l’ambiance générale le laisse sceptique : « Cette année, il y a eu moins de festivités et ça c’est ressenti sur l’activité, quand il y avait un concert par exemple, les visiteurs, les Belges surtout, restaient, riaient, consommaient » ajoute l’exposant M. Bardot. « Les Parisiens par contre, on les attend encore. » Des vacanciers absents, couplés à une météo pas particulièrement favorables pour ce rendez-vous co-organisé par l’association Gérardmer Animation. « On devrait être contents, on a eu de la neige sauf, qu’on a remarqué que quand elle tombe, les personnes vont skier et restent là haut, où des activités festives sont aussi proposées, comme au domaine de La Mauselaine » détaille son président, François Pereira. Résultat : une fréquentation aléatoire et surtout hors champ, principalement en ce qui concerne le Village Après-Ski.
Si les chiffres se font encore attendre pour en tirer un réel bilan, la question de reproposer un village post-Noël en 2027 se pose déjà. Il sera peut-être question de trouver un autre positionnement, « Il faut qu’on arrive à raconter une autre histoire pour notamment attirer davantage les visiteurs d’une à deux heures de route d’ici, sans oublier notre cœur de cible, les Géromois et vosgiens des environs » rappelle la figure associative. Une alternative plutôt qu’une suppression, voilà de quoi soutenir les artisans fidèles à l’évènement. « Comme moi, bon nombre d’artisans comptent sur le Village Après-Ski pour travailler en février » alerte Geoffrey Bardot.
Quid du devenir de celui-ci ? Le marché de Noël lui n’est pas mis sur la touche. Il sera même développé avec une exigence renforcée sur le cahier des charges pour augmenter la qualité des produits proposés sur les étals : maroquinerie, saucissons, fromages… « On va tendre vers plus de fabricants et moins de simples revendeurs » étaye M. Pereira.
Une extension place Ferry réussie

François Pereira, président de l’association Gérardmer Animation espère consolider le développement des festivités qui fonctionnent à Gérardmer dont le marché de Noël fait partie.
Pour répondre à une demande de visibilité de certains artisans sur la période de fin et début d’année, des chalets place Ferry en location variable. « On est conscients que tous les acteurs du commerce ne peuvent s’engager à louer plusieurs mois d’emplacement, c’est pourquoi on les a proposé pour une durée plus courte et accessible seulement le temps d’un weekend, et on gardera cette offre pour l’an prochain » ajoute M. Pereira. De quoi au passage, favoriser le déplacement des visiteurs vers le centre et dynamiser cette place névralgique de la perle des Vosges. « La question d’installer des chalets à différents endroits de la ville se pose ». Qui sait si le prochain format du marché traditionnel de la ville ne sera pas en mode déambulatoire, un peu à l’image de celui de la ville aux mille balcons de Plombières-les-Bains ?




