
19 mars : journée nationale du souvenir pour les victimes de la guerre d’Algérie, place du Marchal Leclerc à Gérardmer.
Comme chaque année depuis les 1962, le « Cessez-le-feu des combats en Algérie » se commémore le 19 mars. À Gérardmer, la cérémonie s’est tenue au Monument aux Morts, place du Maréchal Leclerc. Retour sur une fin d’après-midi en lumière.
Étaient présents sous le soleil, les porte-drapeau et officiels dont le député Christophe Naegelen ou encore, Thomas Gion qui vient de remporter la mairie de Gérardmer à 60,87%. Le rassemblement a rendu hommage aux victimes civiles et militaires, connues ou inconnues de la guerre d’Algérie mais aussi, des combats en Tunisie et au Maroc. « Plus de 25 000 mors pour la France. Près de 70 000 blessés » introduisait Jacques Leroy, président de l’association Sidi Brahim.
Sur le parvis de « l’évènement », Bernard Villette, ancien combattant des OPEX ouvrait la discussion : « Contrairement à 14-18 où la France était agressée de l’extérieure, la guerre d’Algérie était davantage une guerre politique et religieuse : du maintien de l’ordre ». Gérard Roussel, président de la section UNC (Union nationale des combattants) ajoute : « Reconnaissons qu’au Maroc et en Tunisie, la décolonisation s’est plutôt bien passée. En Algérie, ça a été plus compliqué et bizarrement… du pétrole avait été découvert. » Silence.
Ce 19 mars fait revivre une mémoire douloureuse. « Commémorer est une chose, entretenir et transmettre en sont deux autres toutes aussi importantes » complète Bernard Villette. « Rappelons que pour recueillir ceux qui sont disparus pour la France, Gérardmer a son cimetière militaire, boulevard d’Alsace ». À bon entendeur.





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