Une enquête de l’Insee – Institut national de la statistique et des études économiques – publiée ce mardi 14 avril confirme le recul démographique du Grand Est. Au 1er janvier 2026, la région compte 5,544 millions d’habitants, soit 6 000 de moins qu’un an plus tôt. La baisse des naissances, la légère hausse des décès et le vieillissement de la population expliquent ce recul. L’excédent migratoire ne compense plus le déficit naturel.
Des naissances en baisse
En 2025, 45 200 enfants sont nés dans le Grand Est, soit 1 500 de moins qu’en 2024. Dans le même temps, 56 400 décès ont été enregistrés. Le solde naturel, c’est-à-dire l’écart entre les naissances et les décès, atteint ainsi -11 200 habitants. L’indice conjoncturel de fécondité s’établit à 1,41 enfant par femme.
Une population qui vieillit
L’âge moyen atteint 43 ans dans la région. Depuis 2025, les 65 ans et plus sont plus nombreux que les moins de 20 ans. Au 1er janvier 2026, ils représentent 22,8 % de la population, contre 21,6 % pour les moins de 20 ans. La part des plus de 75 ans atteint 11 %, tandis que celle des 25-60 ans reste stable à 43,3 %.
Un solde migratoire positif mais insuffisant
L’espérance de vie reste stable à 79,4 ans pour les hommes et baisse légèrement à 84,6 ans pour les femmes. L’écart entre les deux atteint désormais 5,2 années. Le solde migratoire apparent reste positif, avec 5 300 personnes en 2025, mais il ne suffit plus à compenser la baisse des naissances.




1 commentaire
roger froissard
Déclin démographique : jusqu’à quand va-t-on faire semblant ?
Les chiffres sont connus.
Ils sont répétés.
Et pourtant, rien ne change.
Moins d’enfants.
Plus de seniors.
Moins d’habitants.
Et partout, les mêmes conséquences :
écoles fragilisées, commerces qui ferment, services qui disparaissent.
Ce n’est pas une crise.
C’est une trajectoire.
Et face à cela, que fait-on ?
On commente.
On temporise.
On accompagne le recul.
Mais on n’agit pas.
La vérité est simple :
le déclin démographique n’est pas une fatalité.
C’est un choix… quand on refuse d’y répondre.
Car les opportunités sont là :
qualité de vie, télétravail, besoin de proximité.
Les Français sont prêts.
Mais nos territoires ne le sont pas.
Pourquoi ?
Parce qu’on refuse d’assumer une stratégie.
Parce qu’on a peur de prendre des risques.
Parce qu’on préfère gérer l’existant plutôt que construire l’avenir.
Mais un territoire ne se sauve pas en gérant.
Il se sauve en attirant, en créant, en projetant.
Aujourd’hui, le vrai clivage est clair :
👉 ceux qui accompagnent le déclin
👉 et ceux qui décident de le combattre
Le reste n’est que discours.
Pour ma part, le choix est fait :
refuser le renoncement.