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dimanche 10 mai

Le recul démographique se confirme dans le Grand Est

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Illustration. (Image IA)

Une enquête de l’Insee – Institut national de la statistique et des études économiques – publiée ce mardi 14 avril confirme le recul démographique du Grand Est. Au 1er janvier 2026, la région compte 5,544 millions d’habitants, soit 6 000 de moins qu’un an plus tôt. La baisse des naissances, la légère hausse des décès et le vieillissement de la population expliquent ce recul. L’excédent migratoire ne compense plus le déficit naturel.

Des naissances en baisse

En 2025, 45 200 enfants sont nés dans le Grand Est, soit 1 500 de moins qu’en 2024. Dans le même temps, 56 400 décès ont été enregistrés. Le solde naturel, c’est-à-dire l’écart entre les naissances et les décès, atteint ainsi -11 200 habitants. L’indice conjoncturel de fécondité s’établit à 1,41 enfant par femme.

Une population qui vieillit

L’âge moyen atteint 43 ans dans la région. Depuis 2025, les 65 ans et plus sont plus nombreux que les moins de 20 ans. Au 1er janvier 2026, ils représentent 22,8 % de la population, contre 21,6 % pour les moins de 20 ans. La part des plus de 75 ans atteint 11 %, tandis que celle des 25-60 ans reste stable à 43,3 %.

Un solde migratoire positif mais insuffisant

L’espérance de vie reste stable à 79,4 ans pour les hommes et baisse légèrement à 84,6 ans pour les femmes. L’écart entre les deux atteint désormais 5,2 années. Le solde migratoire apparent reste positif, avec 5 300 personnes en 2025, mais il ne suffit plus à compenser la baisse des naissances.

Insee Grand Est

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  • Avatar du commentaire numéro 26230

    roger froissard

    *Déclin démographique : le choix du renoncement ou le choix de l’action**

    Les chiffres sont désormais sans appel. Dans de nombreux territoires ruraux, la population recule, vieillit, et se renouvelle de moins en moins. Ce que montrent les dernières données de l’Insee n’est pas une alerte passagère. C’est une trajectoire. Et face à cette trajectoire, une question simple se pose : allons-nous continuer à regarder le déclin s’installer… ou allons-nous enfin décider d’agir ? Car derrière les statistiques, il y a une réalité que chacun peut constater : des classes qui ferment, des commerces qui disparaissent, des services publics qui s’éloignent. Ce phénomène n’est ni une surprise, ni une fatalité. Il est le résultat d’un manque de stratégie et, trop souvent, d’un manque de volonté. Depuis des années, on gère. On ajuste. On accompagne. Mais on ne transforme pas. On explique aux habitants qu’il faut s’adapter, plutôt que de leur proposer un avenir. Pourtant, les conditions ont changé. Jamais les attentes des Français n’ont été aussi favorables à nos territoires : besoin d’espace, de qualité de vie, de proximité, de sens. Jamais les outils n’ont été aussi puissants : télétravail, mobilités, nouvelles formes d’activité. Et pourtant, nous continuons à passer à côté. Pourquoi ? Parce que nous n’osons pas. Parce que nous fragmentons les réponses. Parce que nous refusons d’assumer des choix clairs. La réalité est pourtant simple : un territoire n’attire pas parce qu’il est disponible, il attire parce qu’il est désirable. Et un territoire devient désirable quand il porte une ambition, quand il s’appuie sur des projets visibles, quand il donne envie de s’y projeter. C’est cela qui manque aujourd’hui : une stratégie d’attractivité assumée. Cela suppose de changer de logiciel. Ne plus se contenter de gérer l’existant, mais investir dans ce qui crée de la dynamique. Ne plus subir les évolutions, mais organiser l’accueil de nouveaux habitants. Ne plus opposer les priorités, mais comprendre que sans population, il n’y a plus ni services, ni économie, ni avenir. Oui, cela suppose de prendre des risques. Mais le plus grand risque est déjà là : celui de l’inaction. Le déclin démographique ne s’arrêtera pas tout seul. Il s’arrêtera uniquement là où des élus auront décidé de reprendre la main. Aujourd’hui, le vrai clivage n’est pas entre prudence et ambition. Il est entre ceux qui accompagnent le recul… et ceux qui choisissent de reconstruire. Pour ma part, j’ai fait mon choix. Refuser le renoncement. Assumer une stratégie. Et remettre l’attractivité au cœur de l’action publique. Parce qu’un territoire ne meurt jamais d’un manque de moyens. Il meurt d’un manque de cap.

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