Épinal a été choisie comme première étape d’une initiative portée par Jean-Louis Borloo. L’ancien ministre s’est rendu dans les Vosges ce lundi 14 septembre, à l’invitation du député Stéphane Viry, pour lancer sa « tournée des mécanos de la République ».
À la Souris Verte, Jean-Louis Borloo est venu défendre une idée qui se veut à contre-courant des traditionnelles campagnes présidentielles : plutôt que de miser sur la recherche d’un candidat providentiel, il propose de s’appuyer sur une équipe de personnes connaissant concrètement le fonctionnement du pays.
« Les mécanos, c’est ceux qui savent à peu près comment fonctionnent les machines », résume l’ancien ministre. Derrière cette formule, il souhaite réunir des élus locaux, des entrepreneurs, des syndicalistes et différents acteurs de terrain capables, selon lui, d’identifier les blocages et surtout de proposer des solutions opérationnelles.
« Un problème d’organisation »
Pour Jean-Louis Borloo, la France ne souffre pas uniquement d’un manque de moyens ou de compétences. Le principal problème serait celui de son organisation. Il dénonce un fonctionnement trop centralisé et bureaucratique qui empêcherait les acteurs de terrain d’agir efficacement.
Logement, éducation, hôpital, justice, intégration ou encore politique en faveur de la jeunesse : l’ancien ministre estime que les difficultés rencontrées dans de nombreux secteurs sont le symptôme d’un système arrivé à ses limites.
Il évoque ainsi une France « au bout d’un système centralisé, bureaucratisé », comparant la situation à une « embolie pulmonaire ».
Les élus locaux au cœur du projet
Jean-Louis Borloo estime que le constat est largement partagé en dehors de Paris. Il affirme notamment que « tous les maires » seraient d’accord avec cette analyse, tout comme « quasiment tous les présidents de régions », de nombreux présidents de départements, mais également des entrepreneurs et des représentants syndicaux.
Selon lui, le principal blocage se situe précisément au niveau national. « C’est à Paris que c’est complètement bloqué », considère-t-il.
Son projet repose donc sur une plus grande capacité d’action donnée aux territoires. Il défend notamment l’idée d’un « fédéralisme à la française », avec une organisation différente des responsabilités entre l’État et les collectivités.
Une démarche tournée vers 2027
À travers cette tournée, l’ancien ministre entend ainsi provoquer le débat à l’approche de la présidentielle de 2027. Il refuse cependant de présenter cette démarche comme le lancement d’une candidature personnelle.
L’objectif affiché est plutôt de faire émerger une réflexion collective autour de la manière de remettre la France en ordre de marche. Jean-Louis Borloo veut notamment s’appuyer sur les acteurs qui connaissent les réalités quotidiennes du pays, loin des seuls cercles politiques et administratifs parisiens.
Le passage par Épinal constitue la première étape de cette tournée nationale. Une manière, pour l’ancien ministre, de commencer son entreprise de remise en question du fonctionnement de la République depuis les territoires plutôt que depuis la capitale.












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