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dimanche 05 juillet

Fin du ski au Lac Blanc : il faut changer de modèle, pas transformer la montagne en parc d’attractions !

Communiqué

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« La décision annoncée par le Syndicat mixte d’aménagement du site du Lac Blanc de mettre fin à l’exploitation des remontées mécaniques à compter de la saison 2026-2027 marque une nouvelle étape dans l’effondrement du modèle du ski alpin de moyenne montagne. Le Lac Blanc comptait environ 14 km de pistes alpines et sept remontées mécaniques : sa fermeture au ski n’est donc pas un détail, mais un signal majeur pour l’ensemble du Massif vosgien.

Après Ventron, Retournemer, le Tanet, le Gaschney, et alors que Gérardmer et le Rouge-Gazon connaissent à leur tour une situation très dégradée, les faits s’imposent. Le Changement climatique réduit l’enneigement naturel, raccourcit les périodes d’exploitation et fragilise durablement l’économie du ski en moyenne montagne. Météo-France et DRIAS rappellent que la hausse des températures entraîne moins d’hivers enneigés, davantage de pluie en hiver et une fonte plus rapide du manteau neigeux.

SOS Massif des Vosges estime qu’il faut désormais sortir des discours d’illusion. Les cris d’orfraie, les promesses de « diversification » et les plans de communication ne feront pas revenir la neige. Quand il n’y a plus de neige, il n’y en a plus.

Mais notre inquiétude est grande devant la réponse proposée : remplacer le ski par une fuite en avant dans les activités artificielles dites « quatre saisons », bike parks, luges d’été, aménagements de descente, tyroliennes, « via ferrata » équipements de loisirs, infrastructures destinées à maintenir coûte que coûte la fréquentation et la rentabilité des sites.

Ce n’est pas une transition écologique. C’est la poursuite du même modèle sous un autre costume.

Ces activités entraînent ou peuvent entraîner, selon les sites et les intensités de fréquentation, terrassements, érosion, artificialisation des sols, dérangement de la faune, atteinte aux paysages, pression accrue sur les accès, parkings, routes et milieux naturels. L’OFB rappelle que les activités de plein air peuvent troubler la quiétude des milieux naturels par le bruit, le piétinement et le dérangement des espèces ; les travaux disponibles sur les pistes VTT soulignent notamment les risques liés à la création de nouveaux tracés : défrichement, fragmentation d’habitats, compactage et érosion.

Le Massif des Vosges n’a pas vocation à devenir un parc d’attractions d’altitude. Il n’a pas à être livré, saison après saison, à l’industrie des loisirs, à la recherche permanente du frisson commercial et de l’occupation obligatoire des corps.

SOS Massif des Vosges demande :

– l’arrêt des investissements publics destinés à prolonger artificiellement un modèle touristique incompatible avec les réalités climatiques et écologiques ;
– un moratoire sur les nouveaux équipements lourds de loisirs en montagne, notamment bike parks, luges d’été, tyroliennes, via ferrata et dispositifs assimilés ;
– la remise à plat des stratégies touristiques du Massif vosgien à partir des limites écologiques réelles : eau, sols, biodiversité, paysages, tranquillité, capacité d’accueil ;
– la priorité donnée au déséquipement des installations obsolètes, à la restauration des sites dégradés et à la réduction de la pression automobile ;
– l’ouverture d’un véritable débat citoyen sur l’avenir du massif, associant habitants, associations, scientifiques, usagers et acteurs économiques, sans que la rentabilité immédiate soit l’unique boussole.

La fin du ski au Lac Blanc doit être entendue pour ce qu’elle est : non pas une invitation à vendre autrement la montagne, mais une sommation à changer de cap.

La montagne n’est pas un décor. Elle n’est pas un support de loisirs. Elle n’est pas une machine à cash en pente.

Elle est un milieu vivant. Et un milieu vivant se respecte avant de s’exploiter ».

Le 4 juillet 2026. SOS Massif des Vosges, La Bresse Environnement

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