La mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs établissements du Grand Est, sur fond de tensions et d’incidents. Face à cette situation, le président de la Région Grand Est, Franck Leroy, estime qu’une réponse durable doit désormais être trouvée, au-delà des seules mesures prises dans l’urgence.
Dans une prise de position rendue publique, l’élu régional reconnaît que les lycéens doivent pouvoir faire entendre leurs inquiétudes concernant leurs conditions d’études. Il condamne en revanche fermement les débordements observés autour de certains établissements.
Incendies, dégradations, intrusions ou encore tirs de mortiers ne peuvent, selon lui, être considérés comme une forme de revendication. « Nous devons maintenant sortir de cette crise, pas simplement la gérer », affirme Franck Leroy.
Une commission d’enquête demandée
Le président de Région réclame une réponse ferme des pouvoirs publics face aux violences. Il considère que les forces de l’État doivent pouvoir assurer la sécurité des élèves et des personnels, mais également identifier et sanctionner les auteurs des faits.
Franck Leroy s’interroge par ailleurs sur l’évolution du mouvement depuis le début de la mobilisation. Il estime que celui-ci aurait été « instrumentalisé par des mouvements d’extrême gauche » et souhaite que les conditions de cette évolution soient examinées.
Dans ce contexte, il demande la mise en place rapide d’une commission d’enquête parlementaire. L’objectif serait, selon lui, de déterminer les responsabilités et de comprendre comment la mobilisation a pu prendre une tournure violente dans certains secteurs.
Franck Leroy veut impliquer davantage les parents
Pour autant, le président de la Région estime que la fermeté ne peut constituer l’unique réponse. Il appelle également à renforcer le rôle des adultes, et notamment celui des parents.
Franck Leroy souhaite que le gouvernement s’adresse directement aux familles afin qu’elles puissent échanger avec leurs enfants sur leur participation aux mobilisations. Il considère que les parents doivent notamment veiller à savoir où se trouvent leurs enfants et les inciter à privilégier le dialogue et le retour dans les établissements scolaires.
Le président de la Région résume sa proposition autour de trois axes : l’autorité de l’État, l’implication des familles et le dialogue avec les lycéens. Une combinaison qu’il présente comme nécessaire pour permettre un retour durable au calme dans les établissements du Grand Est.



0 commentaire