Dans un article de nos confrères d’Ici Grand Est consacré aux traces laissées par Tchernobyl, la radioactivité reste “plus élevée qu’ailleurs” dans plusieurs territoires français, quarante ans après la catastrophe nucléaire. Ce constat est dressé par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection – ASNR –. Il concerne notamment les Vosges, où des traces restent visibles dans les sols et certaines denrées.
Les Vosges parmi les zones concernées
L’ASNR fait état de zones de “rémanence élevée” en France. Outre les Vosges, sont concernés l’Alsace, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l’est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques. Dans ces secteurs, les niveaux relevés restent supérieurs à la moyenne nationale, même si l’exposition globale de la population demeure très faible.
La catastrophe nucléaire de Tchernobyl s’est produite le 26 avril 1986. À l’époque, les habitants de l’est de la France s’étaient vu assurer que le nuage radioactif s’était arrêté à la frontière.
Des traces dans les sols et certaines denrées
Dans les territoires concernés, la radioactivité reste davantage présente dans les sols, les herbages et certains produits alimentaires, notamment le lait, les fromages ou la viande bovine. Les concentrations de césium 137 et de strontium 90 ont diminué au fil des décennies, mais cette baisse varie selon la nature des produits.
Les productions forestières restent les plus exposées. Les champignons et les viandes de gibier peuvent conserver des niveaux élevés de radioactivité pendant de longues années, avec des écarts importants selon les secteurs, parfois au sein d’une même commune.
Une exposition moyenne très faible
Les cultures agricoles classiques, comme les légumes-feuilles, les pommes de terre ou le blé, ne présentent pas de différence notable avec le reste du territoire. Même dans les zones les plus touchées, l’exposition moyenne de la population reste largement inférieure aux seuils réglementaires.




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