Le collectif regroupant SOS Massif des Vosges, Vosges Nature Environnement, Oiseaux Nature, Avenir et Patrimoine 88, Paysage Nature et Patrimoine de la Montagne Vosgienne et Biodiversit’Haies 88 demande l’arrêt immédiat du programme de translocation du Grand Tétras dans le massif vosgien. Les associations affirment dans un communiqué que la poursuite des lâchers d’oiseaux venus de Norvège intervient dans un territoire toujours fragilisé par le changement climatique et les pressions humaines.
17 Grands Tétras relâchés dans les Vosges selon le collectif
Le collectif s’appuie sur les chiffres du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, selon lesquels 23 Grands Tétras ont été capturés en Norvège et 17 ont été relâchés dans les Vosges. Il précise que quatre coqs sont morts après leur capture, qu’un autre a été équipé d’un GPS puis relâché sur place, et qu’un dernier oiseau blessé a été soigné avant d’être remis en liberté.
Pour le collectif, cette mortalité de 17,4 % dès la capture ne peut pas être présentée comme une simple « difficulté », d’autant que les oiseaux ont été capturés en pleine période de reproduction.
Une répartition entre coqs et poules critiquée
Le collectif critique également la répartition de cette troisième opération, avec 13 coqs pour seulement 4 poules relâchées. Il rappelle que d’autres programmes européens ont privilégié une logique inverse, avec une forte proportion de femelles en Basse-Lusace, en Thuringe ou en Pologne.
À ses yeux, ce déséquilibre affaiblit la capacité du programme à relancer une dynamique de reproduction dans le massif vosgien.
Des interrogations autour du secteur d’introduction
Le collectif s’interroge aussi sur la concentration des oiseaux sur un même « secteur d’introduction », alors que les campagnes précédentes sont, selon lui, marquées par des échecs. Il critique également le flou autour des « 3 à 5 individus présents », dont « 2 à 3 autochtones », sans précision sur leur localisation ni sur leur suivi réel.
Les causes avancées par le collectif
Pour le collectif, les captures, les balises GPS et les déplacements d’oiseaux sauvages ne répondent pas aux causes profondes de la disparition du Grand Tétras dans les Vosges. Il cite le dérangement massif, la fragmentation des habitats, la pression touristique, les déséquilibres forêt-gibier, le manque de zones de quiétude et l’artificialisation de la montagne.
Il demande la publication complète des bilans scientifiques, sanitaires et financiers, ainsi que l’ouverture d’un débat public sur les responsabilités du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
Le collectif souhaite également que les moyens mobilisés soient consacrés à la restauration des milieux, à la réduction des pressions humaines et à la protection globale du massif.





7 commentaires
Schmit
Le mal est largement fait depuis le temps…. Quels intérêts ont ces soi-disant « scientifiques »pour s’acharner de pareille façon à vouloir réintroduire ces pauvres oiseaux qui meurent les uns après les autres…. On serait bien curieux de le savoir … il y a surement une raison …
Ces gens devraient être poursuivis pour mauvais traitements sur des animaux….
Poirot
C est simple le parc à trop de personnels il faut trouver un sujet qui peu rapporter bien sûr à nos frais le tétras et sont programme à 3 millions d euros est une belle mane pour le parc
Christophe paul
Une honte par des irresponsables du parc des Ballons qui entretiennent leur « ego « trop de pression touristique,le climat est changé,ancien forestier cela m’irrite !
Benoît CLAUDE
Bonjour,
Comment faire pour intégrer le collectif ?
Je vais me renseigner de mon côté. Évidemment, mais si vous avez l’info…
Merci !
Papy
En grande majorité ils sont morts de la prédation, les grands coupables sont là gestion faite par les sectes écolos.
Langowski Dominique
Il fallait écouter Vincent Munier l’homme de terrain et non les pseudos spécialistes assis derrière leur bureau
JJP
Vous avez raison, trop de mortalité à la capture ( 0,0002% de la population norvégienne alors que les chasseurs en tuent annuellement plus de 10% ) et pas suffisamment de poules pour espérer créer une population viable ( le projet en est à ses débuts) Le Parc tente de remédier à cela .Les chiffres avancés en pourcentage de poules pour les autres projets ( Lusace , Pologne et Thuringe sont erronés mais laissent entendre que d’autres « débiles » allemands et polonais sont engagés dans la même voie, bizarre! )
Tout le reste n’est qu’approximations douteuses. Il n’existe en effet aucune publication scientifique chiffrée et documentée concernant le changement climatique ou le dérangement qui montre un impact quelconque sur la démographie du GT Pour avoir fait ( certainement pas derrière un bureau) du suivi télémétrique de tétraonidés ( par VHF à l’époque ) pendant des années je peux vous garantir que les oiseaux sont bien plus résilients au dérangement que vous semblez le croire. Oui de croire? parce que c’est de foi qu’il s’agit plutôt que d’exposer d études précises et documentées sur le sujet Plus tout le reste, pour lequel la place manque ici pour en développer les données.
Concernant le coût de l’opération sachez qu’ au cours des 30 dernières années il a été dépensé en moyenne chaque année pour le GT près du double de ce que coute l’opération du Parc ( 200 000 par an ) Pour quels résultats si ce n’est la disparition du coq. Une publication documentée à ce sujet est à venir Je tiens à votre disposition toutes les publications scientifiques documentées et chiffrées ( sur le terrain!) auxquelles je fais allusion.
Si le but premier de toute cette opposition est de taper sur le Parc ,il est dommage que ce soit le GT qui en fasse les frais!