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samedi 20 juin

l’Union Nautique…c’était mieux avant ?

Pour ses 140 ans, l'établissement de bain est labellisé "Architecture Contemporaine Remarquable"

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Lors de l’inauguration de la version labellisée « Architecture Contemporaine Remarquable » de l’Union Nautique, en présence du maire Thomas Gion, du représentant de l’État, du responsable des Bâtiments de France et de nombreuses personnalités locales, l’un des gardiens du temple, en l’occurrence René Bourquin, aurait pu dire, comme Napoléon au pied des pyramides : « Songez que du haut de ces cabines, 140 ans vous contemplent »… En son temps, la Mère Denis aurait confirmé : « Ça c’est vrai, ça » !

En plus d’un siècle d’existence, peu de loupiots de la vallée sont passés entre les mailles du filet des maîtres-nageurs. Celui qui reste dans les mémoires, le plus proche de nous, c’est André Bourquin, avec dans son sillage, accroché à son maillot de bain molletonné, le petit René. Alors forcément, l’enfant de la « flotte » devenu l’adjoint à la culture était de la fête afin de faire découvrir l’exposition consacrée à l’établissement, installée sur le quai de Waremme.

Sinon, c’était mieux avant ? D’un point de vue nostalgique, ça l’était incontestablement. Difficile de nier l’évolution de la société et un tantinet des locaux, mais l’endroit n’a pas vraiment changé depuis des décennies. Rien n’a vraiment bougé, sauf la plage en pelouse devenue sable (une erreur) et le toboggan qui a supplanté le terrain de volley où les couples se formaient avant de se déformer à la fin des vacances…

Terminée, finie, cette fragrance unique au monde, faite d’odeurs significatives surtout au niveau de la pataugeoire : les Gérômois l’ont encore dans les narines… I NOU BLI A BLE !

Les trous dans les cabines en bois sont rebouchés depuis longtemps et les pontons ont disparu, tout comme le plongeoir du haut de ses 5 mètres où les bombes humaines se multipliaient pour séduire les jeunes filles en fleurs… de Marcel, un certain Proust, qui passait son temps à chercher.

Au large du grand bassin, Firasse passait à la barre de l’Étoile, son bateau-mouche. L’Escartefigues du lac était une vedette à lui seul. Lorsque les gamins de toutes les époques partaient à l’abordage des vacanciers sur les pédalos, alors l’ancien champion de patinage de vitesse nous balançait des vieilles bougies de moteur ou nous criait élégamment : « Tu veux un marteau dans la panse ? »

Même pas mal, Firasse! De toute manière, Henri Millan nous aurait donné un cachet d’aspirine, il nous aurait administré un massage, sa spécialité, à base d’arnica, et il nous aurait bandé la cheville… mais pourquoi la cheville ? À croire que le mal chez les jeunes partait du pied avant même de suivre d’autres méridiens.

C’était mieux avant, et puis c’est tout.

Nostalgie de la jeunesse, lorsque tu nous tiens. « Big Boys don’t cry »

 

 

 

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