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mardi 16 juin

Massif des Vosges : un collectif d’associations demande « l’arrêt immédiat » du programme de translocation du Grand Tétras

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(Illustration)

Le collectif regroupant SOS Massif des Vosges, Vosges Nature Environnement, Oiseaux Nature, Avenir et Patrimoine 88, Paysage Nature et Patrimoine de la Montagne Vosgienne et Biodiversit’Haies 88 demande l’arrêt immédiat du programme de translocation du Grand Tétras dans le massif vosgien. Les associations affirment dans un communiqué que la poursuite des lâchers d’oiseaux venus de Norvège intervient dans un territoire toujours fragilisé par le changement climatique et les pressions humaines.

17 Grands Tétras relâchés dans les Vosges selon le collectif

Le collectif s’appuie sur les chiffres du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, selon lesquels 23 Grands Tétras ont été capturés en Norvège et 17 ont été relâchés dans les Vosges. Il précise que quatre coqs sont morts après leur capture, qu’un autre a été équipé d’un GPS puis relâché sur place, et qu’un dernier oiseau blessé a été soigné avant d’être remis en liberté.

Pour le collectif, cette mortalité de 17,4 % dès la capture ne peut pas être présentée comme une simple « difficulté », d’autant que les oiseaux ont été capturés en pleine période de reproduction.

Une répartition entre coqs et poules critiquée

Le collectif critique également la répartition de cette troisième opération, avec 13 coqs pour seulement 4 poules relâchées. Il rappelle que d’autres programmes européens ont privilégié une logique inverse, avec une forte proportion de femelles en Basse-Lusace, en Thuringe ou en Pologne.

À ses yeux, ce déséquilibre affaiblit la capacité du programme à relancer une dynamique de reproduction dans le massif vosgien.

Des interrogations autour du secteur d’introduction

Le collectif s’interroge aussi sur la concentration des oiseaux sur un même « secteur d’introduction », alors que les campagnes précédentes sont, selon lui, marquées par des échecs. Il critique également le flou autour des « 3 à 5 individus présents », dont « 2 à 3 autochtones », sans précision sur leur localisation ni sur leur suivi réel.

Les causes avancées par le collectif

Pour le collectif, les captures, les balises GPS et les déplacements d’oiseaux sauvages ne répondent pas aux causes profondes de la disparition du Grand Tétras dans les Vosges. Il cite le dérangement massif, la fragmentation des habitats, la pression touristique, les déséquilibres forêt-gibier, le manque de zones de quiétude et l’artificialisation de la montagne.

Il demande la publication complète des bilans scientifiques, sanitaires et financiers, ainsi que l’ouverture d’un débat public sur les responsabilités du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Le collectif souhaite également que les moyens mobilisés soient consacrés à la restauration des milieux, à la réduction des pressions humaines et à la protection globale du massif.

Biodiversité

Grand Tetras

Massif vosgien

Parc naturel régional des Ballons des Vosges

translocation

Vosges

8 commentaires

  • Avatar du commentaire numéro 6424

    J.Lou George

    Comme dit un volatile resté en Norvège :
    Je ne veux pas me faire croquer, donc je ne suivrai pas tes traces.

  • Avatar du commentaire numéro 6426

    woerther

    entièrement de votre avis
    il y a 70 ans j’ai vu des tétras dans la région d abreschviller
    on allait à travers bois au donon en croisant parfois une personne pas toujours
    il y a qqs semaines le club vosgien de st quirin se felicitait de pouvoir rassembler 3000 personnes dans des marchés de week-end
    ne cherchez pas plus loin
    Cordialement JPW

    • Avatar du commentaire numéro 6430

      Thiriat

      Tout à fait d’accord avec vous !
      Il y a depuis quelques années une pléthore d’organisations sportives ou marche dans tout le massif vosgien. Aucun point sanctuaire !

      Les conditions de survie me paraissent bien faibles.

    • Avatar du commentaire numéro 6431

      Poirot

      Les renardeaux vont se régaler ils auront de bons repas

  • Avatar du commentaire numéro 6434

    Didier

    Les excités du guidon et du volant qui transforment la route des crêtes en circuit de rallye de nuit comme de jours, les adeptes de moto cross et de quad voir les bobo en 4×4 qui ne respectent même pas les chemins etc etc les touristes en bande organisée qui arpentent la montagne par paquet de douze en meuglant et qui jettent leurs détritus partout….il faut du courage à n’importe quel animal sauvage pour survivre à ces fléaux

  • Avatar du commentaire numéro 6435

    Thierry

    Raz le bol du parc des ballons oú il est interdit de randonner avec son chien même en laisse.
    Mais cela n’empêche pas le tour de France de passer, les motos de pétarader…
    Laissons le grand tétras en Norvège et laissez nous profiter de la montagne dans laquelle nous ne rencontrons que peu de marcheurs 9

  • Avatar du commentaire numéro 6441

    Jaegli Dominique

    Limité les prédateurs mais pas exterminer et le coq de bruyère survivra dans les Vosges

  • Avatar du commentaire numéro 6447

    HOFFSTETTER

    En Crayon fait n’importe quoi, et n’importe comment.
    Tout est commercial.
    On aurait mieux fait de laisser ses pauvres bêtes où elles étaient !
    Au vu de la différence en nombre entre les femelles et les mâles rien que cela ne tient pas la route.

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